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Viande bovine : les consommateurs privilégient le local

Alors que la forte progression du haché de bœuf se confirme, compliquant la gestion des équilibres matières, et que la consommation de viande bovine reste dynamique, la baisse des abattages et les cotations en forte baisse questionnent l’adéquation de l’offre et de la demande et la juste rémunération des éleveurs. Le point avec Yannick Vallée, responsable de la section viande bovine de la Fdsea de la Mayenne.

Yannick Vallée
Yannick Vallée
© AF

«La consommation de viande bovine reste dynamique, au profit notamment des supermarchés et commerces de proximité, ainsi que dans les boucheries artisanales » précise Yannick Vallée. La viande hachée, fraîche comme congelée, poursuit sa hausse de consommation depuis le début de la crise dans les circuits de la grande distribution. «Ça se vérifie notamment auprès du Drive fermier 53 qui ont plus que triplé leurs clients. Les gens font leurs courses à proximité, dans des magasins en zone rurale. En Mayenne, Ecla 53 en bénéficie également, une partie du volume habituellement commercialisé en Rhd a été compensée par les petits magasins, le consommateur va vers de la proximité » ajoute-t-il.

Baisse des abattages

Au global depuis le début du confinement, on estime que les tonnages abattus sont en baisse de 6,5 % par rapport à 2019, soit une perte d’environ 6000 tec sur 4 semaines. «Dans les exploitations, on ressent un grand frein. On ne nous parle même pas de prix, les animaux attendent dans les exploitations. Les vaches de réforme, c’est plus qu’au ralenti. A priori dans les réformes laitières, ça part à peu près normalement, mais on a des échos de ralentissement des abattages, notamment chez Bigard » explique Yannick Vallée.

Marché extérieur

L’Italie continue à demander fortement, notamment des avants, et les commandes se maintiennent à environ 80 % d’une situation « normale », avec notamment l’Allemagne et la Grèce, qui ont ralenti leurs commandes.

En veau, les abattages s’effondrent

Le confinement a provoqué une baisse des abattages de veaux de boucherie de 35 %, qui s’explique par l’arrêt quasi total des commandes passées par la restauration commerciale, représentant plus de 20 % des débouchés. «Les veaux ne peuvent pas être « stockés » dans les cours des fermes », rappelle-t-il. «La viande de veau est bien souvent absente des linéaires et la rémunération des éleveurs de veau n’est pas à la hauteur», dénonce de son côté la Fnb.

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