SIA 2026
« Venir au Salon de l'agriculture, c'est présenter le travail d'une année »
La Mayenne compte huit éleveurs ovins au SIA 2026. Rencontre avec deux d'entre eux.
La Mayenne compte huit éleveurs ovins au SIA 2026. Rencontre avec deux d'entre eux.
Si l'absence de bovins a créé un vide certain au SIA, la présence des ovins a été remarquée ! Huit éleveurs mayennais présentaient des animaux au Concours général. Comme Christophe Abid, qui compte une trentaine de brebis Bleu du Maine à Ambrières-les- Vallées. Directeur administratif à Paris, le passionné est présent en Mayenne une semaine sur deux : "Toutes les vacances de mon enfance je les ai vécues chez mes grands-parents. Je me suis lancé en plein confinement, pour réaliser mon rêve d'enfant. Mon grand-père a assisté au début de mon projet d'installation, il avait des étoiles dans les yeux."
"Fiers de progresser"
Voilà cinq ans que Christophe Abid participe au SIA, cette fois avec trois brebis et au côté de son fils Mathieu : "Nous avions acheté nos animaux à un éleveur qui a participé 34 fois au SIA, et nous sommes fiers de parvenir à maintenir le niveau et même à progresser. Nous étions proches de la 1re place l'an dernier." Le concours Bleu du Maine se déroule ce vendredi 27 février en matinée. L'absence de bovins, Christophe Abid la regrette : "C'est triste, ils sont le fer de lance du Salon. Par solidarité, la race a hésité à être présente. Mais venir, c'est pouvoir présenter le travail de toute une année. Et puis le Salon, c'est aussi pour les familles. L'absence de bovins permet de mettre en avant les autres filières, et je trouve ça bien. Pour l'an prochain, il serait bien de s'inspirer des enseignements que cette édition aura apportés."
À quelques dizaines de mètres de lui, Alain Bréhin, éleveur de Rouge de l'Ouest, partage l'avis de son confrère : "La présence des bovins aurait été préférable car ils attirent le public. Là, je trouve que le public ne s'attarde pas tellement sur les animaux." Ceci dit, l'agriculteur du Genest-Saint-Isle, habitué du Concours, ne cache pas sa fierté d'avoir obtenu une nouvelle médaille d'or : "Ça fait cinq ans de suite que je termine premier", sourit l'attendrissant éleveur, qui ne manque pas l'occasion d'inviter quiconque dialogue avec lui de venir lui rendre visite sur son exploitation. La recette du succès ? "Il faut bien choisir son bélier ! Le champion de cette année est déjà vendu, le prochain est déjà tout trouvé. Il ne faut pas hésiter à mettre le prix, et à bien les préparer."