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Valérie Hayer, députée européenne et présidente du groupe Renew Europe
Mercosur : « L'application provisoire est une faute politique majeure »

La présidente de la Commission européenne a indiqué, le 27 février, qu'elle activerait l'application temporaire du traité commercial avec le Mercosur (lire p. 10). Une décision prise malgré la saisine de la CJUE (Cour de Justice de l'Union Européenne) par le Parlement européen et l'opposition de la France. Explications avec la Mayennaise Valérie Hayer, députée européenne et présidente du groupe Renew Europe.

Valérie Hayer députée européenne Renew mayenne
Valérie Hayer députée européenne Renew mayenne
© Jean-Yves Limet

La Commission européenne a annoncé vouloir appliquer provisoirement l'accord avec le Mercosur. Quelle est votre réaction ? Est-ce une remise en cause du vote du Parlement européen demandant la saisine de la Cour de Justice ?

Valérie Hayer : La Commission européenne a tout à fait le droit de faire cette application provisoire. Mais, et j'ai eu l'occasion de le dire directement à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, c'est une faute politique majeure.

Vis-à-vis du Parlement européen à qui il revient de ratifier ou non l'accord avec le Mercosur. Et vis-à-vis des agriculteurs européens qui ont exprimé leur inquiétude ces dernières semaines.

Quels leviers reste-t-il aux députés européens aujourd'hui ? Une application provisoire peut-elle être suspendue juridiquement ?

V.H. : Non, elle ne peut pas être suspendue juridiquement. Les leviers qu'ils nous restent sont l'accélération de la mise en œuvre des protections que nous avons arrachées à la Commission européenne, grâce au président de la République : les clauses de sauvegarde, l'introduction des fameuses mesures miroirs et le renforcement des contrôles vétérinaires et phytosanitaires.

C'est du bon sens : on ne peut pas demander aux agriculteurs de l'Union européenne de respecter les standards sanitaires les plus élevés au monde et importer dans le même temps des produits agricoles qui s'en affranchiraient.

Que dites-vous aujourd'hui aux agriculteurs qui ont le sentiment de ne pas être entendus à Bruxelles ?

V.H. : La France et le groupe Renew Europe sont à leur côté. Sur le sujet du Mercosur, sur la compétitivité de l'agriculture européenne comme sur le budget de la PAC, nous sommes leur premier soutien car le compte n'y est pas encore. À l'heure où nous parlons de puissance européenne, l'agriculture doit être consacrée comme un secteur stratégique.

 

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