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Les maladies respiratoires du jeune bovin

Santé animale. On sait le coût élevé des traitements utilisés pour soigner les affections respiratoires sur les veaux allaitants ou laitiers, ce que l’on chiffre moins en général ce sont les conséquences à moyen et long terme.

© Capture d'écran Seenovia

Il faut savoir que 22 % des veaux sont touchés par les maladies respiratoires et que 10 % d’entre eux garderont un retard de croissance et 6 % en mourront. Les problèmes respiratoires entraînent une perte moyenne de GMQ de 111 g/J. On traite habituellement les cas graves, mais les cas qui semblent bénins ont également des séquelles irréparables sur les poumons (cet organe n’a pas la faculté de se régénérer).

Quels coûts ?

En moyenne un traitement curatif coûte 60 € par veau. Le retard de croissance amène inévitablement un décalage du vêlage de l’ordre de 3 mois au minimum soit 180 € environ par génisse.

Les séquelles occasionnent également une baisse de 4 % de lait en première lactation ce qui correspond à environ 340 à 400 kg de lait, et 8 % en deuxième lactation soit entre 1 000 et 1 200 kg de lait : au total on peut estimer à 500 € la perte de production. En outre ces vaches-là ont aussi une carrière plus courte : la réforme anticipée a également un coût.

Que faire ?

Afin d’éviter la perte économique, mais aussi la perte de temps, car soigner les veaux prend beaucoup de temps, il faut absolument miser sur la prévention !

• La santé du veau commence par le colostrum. 200 g d’IGG dans les 2 h, si possible de sa mère, c’est-à-dire environ 4 litres de colostrum de bonne qualité (la qualité du colostrum se mesure à l’aide d’un réfractomètre).

• Évitez le froid : entre 10 et 15 °C l’équilibre thermique du veau est respecté. En dessous de cette température le veau peut avoir froid et donc il risque plus de tomber malade et/ou utilise toute son énergie pour se chauffer. Limitation des courants d’air, utilisation de manteaux ou de lampes chauffantes, niches isolées ou toit casquette au-dessus des veaux peuvent limiter ces problèmes.

• Tondre le dos du veau : au-delà de 3 semaines, cela permet au veau de ne pas rester le dos mouillé et poussiéreux. On a un meilleur GMQ et moins de problèmes respiratoires.

• Évitez la pollution de l’air : des odeurs d’ammoniac ou un excès de poussière sont synonymes de lésion dans les voies respiratoires du veau. Un local propre, sec et bien ventilé limite les problèmes, pensez à curer régulièrement les cases à veaux et utiliser de l’asséchant si nécessaire.

• Prendre garde au confinement (trop d’animaux) et au mélange d’animaux d’âges différents.

• La lumière : le saviez-vous ? les UV sont d’excellents désinfectants, en plus d’être nécessaire à la synthèse de la vitamine D.

• La vaccination : il existe aujourd’hui de très nombreux vaccins qui permettent, dès la première semaine de vie, de protéger efficacement les veaux pour un coût raisonnable : demandez conseil à un vétérinaire.

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