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L’appel conjoint Fdsea et JA a été entendu

Plus de 200 personnes (agriculteurs, membres d’Opa, maires de communes rurales…) se sont rassemblées devant la préfecture mercredi soir pour échanger sur différents thèmes majeurs qui pèsent sur l’agriculture : les Znt, l’agribashing permanent, le traitement de l’agriculture par l’enseignement et les repas végétariens dans les établissements scolaires

Plus de 200 personnes ont participé à cette manifestation. « C’est important pour nous, pour notre profession, de voir que
beaucoup de personnes nous soutiennent », a souligné Jérôme Landais, président de la Fdsea, avant d’aller s’entretenir avec le préfet.
Plus de 200 personnes ont participé à cette manifestation. « C’est important pour nous, pour notre profession, de voir que
beaucoup de personnes nous soutiennent », a souligné Jérôme Landais, président de la Fdsea, avant d’aller s’entretenir avec le préfet.
© V.G

C’est par une délégation de maires que les premiers agriculteurs, arri-vés vers 19 h 30, ont été accueillis, mercredi soir devant la préfecture

« Maintenir de bonnes relations »

Sur les Znt, il a rappelé la publication des textes fin 2019 qui visent « à maintenir de bonnes relations entre les agriculteurs et les riverains. Une fois que cette charte sera conforme aux textes, elle pourra être transmise au Conseil départemental et à l’association des maires. » D’ici là, le préfet a indiqué que le décret sur les Znt sera appliqué « avec des possibilités de dérogation dès lors que les matériels que vous utilisez sont conformes ». Des assouplissements du décret qui peuvent être appliqués, selon le préfet, « dès lors que la charte est conforme au texte ». De quoi rassurer les éleveurs présents.

Intrusions inacceptables

Deuxième point : l’agribashing. « C’est un sujet qui me tient à cœur, a déclaré le préfet Treffel. Il a rappelé la mise en place de l’observatoire de lutte contre l’agribashing. « L’idée c’est de faire le point sur, éventuellement, des intrusions. » Avec un rythme de rencontres deux fois par trimestre, avec l’idée de signaler tout événement qui serait contraire à tout ce que fait la profession agricole. « Nous avons mis en place un certain nombre de dispositifs : la cellule Déméter, les référents sûreté de la police et de la gendarmerie. Et nous sommes en train de réfléchir, avec la Chambre d’agriculture, à la mise en place d’un système d’alerte par Sms », pour prévenir d’intrusions éventuelles. S’agissant des formes d’agribashing constatées dans l’enseignement, « il a été convenu que l’Inspecteur d’académie recevrait une délégation de représentants de vos syndicats dans les quelques jours qui viennent pour parler de la façon dont est présentée l’agriculture dans les écoles et dans les collèges ». C’était une demande ferme de la Fdsea et de JA lors de l’entretien avec le préfet.

Vérifications à venir

Sur la loi Egalim et la mise en œuvre des repas végétariens, le préfet a rappelé qu’il y a « une obligation, d’ici le 1er janvier 2022, pour la restauration collective publique (lycées, écoles, collèges, Ehpad, établissements pénitenciers…) d’offrir des repas qui portent 50 % de produits de qualité et durables, dont 20 % de bio ». En ce qui concerne les repas végétariens, « la même loi prévoit que les collectivités, uniquement enseignantes, proposent, une fois par semaine, un repas végétarien ». Le préfet insistant d’ailleurs sur le mot « propose, la loi prévoit bien que c’est une proposition et une fois par semaine ».

Retrouvez l'intégralité de l'article dans le n°206 d'Agri53.

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