Aller au contenu principal

La Fdsea lance une opération paille

Conséquence directe de la sécheresse estivale, la paille manque dans les élevages. Pour amenuiser ces manques, la Fdsea met en place une opération paille sur plusieurs années.

De gauche à droite : Philippe Jehan et Jérôme Landais, lors de la conférence de presse de la Fdsea, lundi 8 octobre 2018, à la Maison des agriculteurs, à Changé.
De gauche à droite : Philippe Jehan et Jérôme Landais, lors de la conférence de presse de la Fdsea, lundi 8 octobre 2018, à la Maison des agriculteurs, à Changé.
© VG

Alors que les précipitations reviennent épisodiquement ces jours-ci, on n’en finit pas de parler conséquences de la sécheresse estivale. « Le problème, c’est le manque de fourrages et de paille pour passer l’hiver », explique Jérôme Landais, lors de la conférence de presse faisant suite au conseil d’administration de la Fdsea de la Mayenne, lundi 8 septembre 2018. « Nous avons entamé nos stocks depuis septembre et trouver de la paille, pour ceux qui n’avaient pas anticipé, c’est quasiment peine perdue ! » Par exemple, « la société Rebours n’a pu fournirque 3 000 tonnes sur les 9 000 prévues, indique Philippe Jehan, président de la Fdsea 53, idem pour Philippe Roche, ou les négociants du Sud-Mayenne ». Alors la Fdsea a décidé de lancer une « opération paille ». Elle a trouvé, en Espagne, de quoi approvisionner les éleveurs mayennais, « à un coût entre 110 et 120 € la tonne arrivée dans l’exploitation ». Certes, c’est plus élevé que le prix classique contractualisé qui se situe « autour de 85 € la tonne livrée », souligne Philippe Jehan. « La paille est achetée 75 € /t sur place. Après, elle doit arriver jusqu’à chez nous… » Et on comme on ne trouve plus de paille en France… Les agriculteurs intéressés peuvent donc prendre contact avec la Fdsea de la Mayenne (02 43 67 37 96).

Prévoir 2019

Le syndicat qui va étendre cette opération paille jusqu’en 2019. « On sait que l’on subit les incidences d’une sécheresse au moins jusqu’à la saison suivante », rappellent les deux responsables syndicaux. Aussi, pour 2019, la Fdsea envisage de contractualiser au plus vite avec les producteurs de l’Eure-et-Loire. « Nous demandons dès maintenant, à nos éleveurs, d’anticiper leurs besoins », de manière à ne pas nous retrouver dans la situation de cette année : faute de commande, la paille a été broyée sur place par les céréaliers. La contractualisation concernerait plusieurs années, ce qui permettrait un ravitaillement assuré à un prix négocié.


Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Carla Martinotti est stagiaire à la Chambre d'agriculture de la Mayenne.
Carla Martinotti sur la piste des choucas des tours

En stage à la Chambre d'agriculture, Carla Martinotti a participé à l'élaboration d'un protocole destiné à estimer la…

Florent Renaudier
« Présenter le travail de l'expérimentation aux agriculteurs »

La Chambre d'agriculture organise une rencontre technique, jeudi 21 mai, sur la plateforme expérimentale de Saint-Fort,…

Sylvia Goisbault (à gauche), élue Bienvenue à la Ferme, a remis le panonceau d'agrément à Étienne Restif et Maude Laurent (au centre), en présence de Dominique Guineheux, maire de Saint-Quentin-les-Anges.
Petits fruits et laine mohair : Les Douceurs du Chêne labellisées
Gérants des Douceurs du Chêne à Saint-Quentin-les-Anges, Étienne Restif et Maude Laurent ont reçu, lundi 4 mai, les agréments "…
Sylvain Renaud, agriculteur et nouveau maire du Ham, gère une exploitation laitière avec son fils Kévin.
Le Ham. Sylvain Renaud, entre terres et maire

Sylvain Renaud, agriculteur depuis 38 ans dans l'exploitation familiale au Ham, est maire de la commune depuis les dernières…

Fabrice Roth DDT Mayenne
Télédéclarations PAC : « Il y a un léger transfert de la bio vers les MAEC »

Alors que la télédéclaration PAC était ouverte jusqu'au 18 mai, Fabrice Roth, chef du service économie et agriculture durable…

Jean-Luc Ronceray ne peut que constater les dégâts. Dans sa parcelle de 30 hectares, les trois quarts des pieds de maïs sont morts, victimes de la mouche geomyza. Au premier plan, certains des rares pieds viables.
Photo en haut à droite :"La mouche a piqué, le ver a fait son effet, le cœur est mort."
En bas à droite, un pied viable, entouré de pieds attaqués par la mouche du semis.
La mouche du semis sans pitié, ses 30 hectares de maïs ravagés

Comme beaucoup d'agriculteurs du département, Jean-Luc Ronceray, céréalier à La Bigottière, n'a pu que dresser le constat…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53