Aller au contenu principal

Cultures
Déshyouest recherche 1 000 ha de légumineuses

La coopérative Déshyouest, qui recherche 1 000 hectares de légumineuses, propose un nouveau système de rémunération basé sur la qualité.

Les légumineuses, cultures à BNI (Bas niveaux d'intrants), sont idéales en tête de rotation.
Les légumineuses, cultures à BNI (Bas niveaux d'intrants), sont idéales en tête de rotation.
© Déshyouest

La coopérative Déshyouest est à la recherche de 1 000 hectares de légumineuses. Comme elle l'indique, "la conjoncture actuelle du marché des céréales en France demeure particulièrement morose, marquée par une faible rentabilité du blé malgré des rendements globalement corrects". Les cours restent sous pression en raison de stocks mondiaux abondants et d'une demande internationale atone, tandis que le conflit au Moyen Orient et le raffermissement de l'euro pèsent sur la compétitivité du blé européen. Les prix restent sous le seuil des 200 €/t, bien en dessous des coûts de production estimés autour de 230 à 257 €/t. "Cette situation est aggravée par la hausse persistante des charges en énergie, en engrais et en mécanisation. Cela conduit la filière céréalière à une troisième année consécutive de rentabilité négative, fragilisant significativement la trésorerie", poursuit Déshyouest dans un communiqué.

C'est pourquoi l'implantation de légumineuse est aujourd'hui une alternative sérieuse aux céréales. Implantée sur trois ans minimum, la culture permet de sécuriser un revenu : une marge brute annuelle autour des 500 €. Les légumineuses, cultures à Bas niveaux d'intrants (BNI) sont idéales en tête de rotation. Elles ont un effet structurant sur le sol, libèrent de l'azote pour les prochaines cultures et améliorent la gestion des ray-grass dans la rotation. Avec une délégation du travail sur la récolte (fauchage, andainage et ensilage), les légumineuses nécessitent trois fois moins de travail qu'une céréale.

Rémunération des agriculteurs

Aujourd'hui, pour pérenniser ses débouchés et pour se démarquer de la concurrence, Déshyouest propose un nouveau système de rémunération des légumineuses basé sur la qualité : "Cette rémunération n'est plus basée uniquement sur la quantité livrée, mais aussi sur la qualité du fourrage, ce qui permet d'aligner performance agronomique et économique pour le producteur."

La coopérative garantira, avec la nouvelle grille de rémunération, un prix d'achat de base de 70 €/tonne pour une luzerne ayant une valeur de 19 % MAT. Aussi, le prix sera augmenté par pallier de 10 €/t pour chaque point de MAT supplémentaire.

 

Une coopérative structurante et diversifiée

Acteur majeur de la déshydratation de fourrages dans l'Ouest depuis plus de 50 ans, la coopérative Déshyouest rassemble aujourd'hui environ 1 500 à 1 600 agriculteurs adhérents actifs engagés en agriculture biologique ou conventionnelle. Fort de ses 70 collaborateurs qui assurent tout au long de l'année un service aux adhérents, éleveurs et agriculteurs sur une surface d'environ 15 000 hectares. Les deux usines sur les sites de Domagné (35) et Changé produisent chaque année 100 000 tonnes de produits déshydratés, principalement des légumineuses (riches en protéines), du maïs, des granulés de bois et du miscanthus.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Réunis lundi soir à Laval à l'occasion du Caf (Conseil de l'agriculture française), les représentants mayennais des deux coopératives : Ivan Leclerc (vice-président Terrena) et Fabrice Quelin (administrateur Terrena), Sébastien Chevalier (président région et 1er vice-président d'Agrial) et Sébastien Ballu (vice-président région et administrateur Agrial en charge de la branche Boisson).
Fusion Agrial-Terrena : dernière ligne droite
Septembre 2025, les coopératives Agrial et Terrena annonçaient leur projet de « rapprochement stratégique » pour une…
Taxe foncière sur le non-bâti : dégrèvement, mode d'emploi

En réponse aux demandes successives de la FDSEA et JA, la DDFIP de la Mayenne a informé des modalités de mise en place du…

Olivier Moulin à côté d'Appolo, mâle de bientôt 15 mois.
Limousine. Mâles reproducteurs : vente le 6 novembre à Château-Gontier

Vendredi 6 novembre, le Foirail de Château-Gontier accueillera une vente aux enchères de mâles reproducteurs Limousins.…

claude charon
Anciens exploitants : gestion du patrimoine et transmission au menu de l'assemblée générale

La Section départementale des anciens exploitants de la FDSEA 53 organise son assemblée générale mardi 13 octobre, dès…

Lilian Mercelot JA 53
FIJA 2026 : « Permettre de mieux comprendre les démarches liées à l'installation »
JA53 organise son Forum l'Instant Jeunes Agris (Fija) jeudi 19 novembre, à la Maison des agriculteurs. L'interview de Lilian…
Après la sécheresse, l'état des prairies est hétérogène dans le département de la Mayenne. Les éleveurs laitiers et allaitants n'ayant pas les mêmes problématiques, cette période post-sécheresse impose des conditions diverses et un système extensif résilient.
Bilan fourrager : tous les cas sont dans les prairies

Après la sécheresse qui s'est éternisée, les prairies sont dans des états très variés. Sursemis, retour aux prés... Chacun s…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53