Aller au contenu principal

Calamités agricoles sécheresse : aucune indemnisation

La nouvelle est tombée hier, jeudi 10 décembre : les agriculteurs mayennais ne seront pas indemnisés pour la sécheresse de 2020.

Parcelle de maïs en septembre 2020.
Parcelle de maïs en septembre 2020.
© VG

Dans un communiqué de ce vendredi 11 décembre, la Fdsea de la Mayenne s'insurge contre la décision de l'Administration de ne pas indemniser les agriculteurs mayennais des conséquences de la sécheresse de 2020.

Pourtant, "le constat est sans appel : la Mayenne a connu en 2020 un épisode de sécheresse dramatique pour notre agriculture, en particulier pour les éleveurs qui ont accusé des baisses importantes de leur production fourragère annuelle et qui tentent encore aujourd'hui de pallier les manques", rappele le syndicat majoritaire. Soulignant que "la profession agricole avait alerté le Préfet et ses services pour engager une procédure « calamités agricoles sécheresse » sur le département". Une ouverture de reconnaissance avait eu lieu le 30 juillet, suivie d'une mission d'enquête sur le terrain le 13 août "pour définir des taux de pertes sur prairies et maïs, et proposer un zonage géographique estimé comme le plus impacté par la sécheresse".

Jeudi 10 décembre, le Comité départemental d'expertise a reconnue "des taux de perte de rendement considérables sur la zone Est/Nord-Est (zone retenue) - sur prairie entre 34 et 49 % et sur maïs fourrage entre 22 et 43 % - attestant les relevés faits par la mission d'enquête". Mais pour l'Administration, ces pertes sont insuffisantes : "pour pouvoir bénéficier d'un arrêté de reconnaissance et d'une possibilité d'indemnisation, il faudrait avoir un déficit de 990 unités fourragères (UF) par équivalent vache laitière (EVL). Or, le déficit atteint seulement les 567 UF/EVL".
Pour la Fdsea 53, cela signifie que "si 90% de perte de rendements de maïs fourrage et 45% de perte sur prairies ne sont pas atteints, aucune reconnaissance de calamité agricole et pas d'indemnisation possibles !" Ce sont "des chiffres sortis d'une usine à gaz ou la théorie semble venir prendre le dessus sur la réalité du terrain. Cette même théorie bureaucratique, qui décrète par exemple un plafond de production fourragère mayennaise moyenne bien en deçà de la réalité et qui vient mathématiquement plomber le taux de perte calculé cette année...", s'insurge la Fdsea.

Le syndicat rappelle pourtant les propos du  ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, le 14 aoput dernier : "il y aura des territoires déclarés en calamités agricoles, avec des solutions financières mises en place. J'y serai très vigilant ! ». Lui demandant de "renfiler les bottes et venir faire preuve de vigilance en Mayenne..."

Le communiqué de la Fdsea est téléchargeable ci-dessous

K2PFPSEQ_1.pdf (880.93 Ko)
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Sylvain Renaud, agriculteur et nouveau maire du Ham, gère une exploitation laitière avec son fils Kévin.
Le Ham. Sylvain Renaud, entre terres et maire

Sylvain Renaud, agriculteur depuis 38 ans dans l'exploitation familiale au Ham, est maire de la commune depuis les dernières…

Carla Martinotti est stagiaire à la Chambre d'agriculture de la Mayenne.
Carla Martinotti sur la piste des choucas des tours

En stage à la Chambre d'agriculture, Carla Martinotti a participé à l'élaboration d'un protocole destiné à estimer la…

Benoît Faucon Philippe Carteron Chambre d'agriculture de la Mayenne
Concours au Cima : « Suivre la ligne de conduite de la prévention des risques »

Philippe Carteron, directeur délégué de la Chambre d'agriculture de la Mayenne, rappelle le programme du Cima, et la…

Fabrice Roth DDT Mayenne
Télédéclarations PAC : « Il y a un léger transfert de la bio vers les MAEC »

Alors que la télédéclaration PAC était ouverte jusqu'au 18 mai, Fabrice Roth, chef du service économie et agriculture durable…

La loi d'urgence agricole adoptée en première lecture
Les députés ont adopté le 2 juin, en première lecture, le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté…
Jean-Luc Ronceray ne peut que constater les dégâts. Dans sa parcelle de 30 hectares, les trois quarts des pieds de maïs sont morts, victimes de la mouche geomyza. Au premier plan, certains des rares pieds viables.
Photo en haut à droite :"La mouche a piqué, le ver a fait son effet, le cœur est mort."
En bas à droite, un pied viable, entouré de pieds attaqués par la mouche du semis.
La mouche du semis sans pitié, ses 30 hectares de maïs ravagés

Comme beaucoup d'agriculteurs du département, Jean-Luc Ronceray, céréalier à La Bigottière, n'a pu que dresser le constat…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53