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Agriculture biologique en Mayenne : essor et perspectives

La demande française en produits issus de l’agriculture biologique continue de croître. La Mayenne s’inscrit dans cette dynamique avec des opérateurs locaux de plus en plus présents et des filières en forte croissance.

© Chambre d 'agriculture des Pays de la Loire

En agriculture biologique, les perspectives de développement sont toujours très favorables en agriculture biologique, et sont propices à la conversion d’exploitations en agriculture biologique.

Croissance de la consommation

En ces temps compliqués, le dynamisme du marché bio en France continue pourtant à croître avec une croissance à deux chiffres (+ 14 % en 2019). Le marché des produits biologiques a quasiment quadruplé en 10 ans pour atteindre aujourd’hui près de 12 milliards d’euros. Pour faire face à cette demande exponentielle, 50 opérateurs implantés en Mayenne ont une activité liée à l’agriculture biologique (hors boulangers, bouchers, etc.) dont 15 liés exclusivement à l’agriculture biologique (AB). Aujourd’hui, 8 % de la surface agricole utile mayennaise est conduite en bio, ainsi que 10 % des exploitations agricoles mayennaises.

Quel débouché demain ?

Toutes les productions biologiques mayennaises peuvent être commercialisées tant en filières longues que de proximité. C’est le cas notamment dans le secteur laitier où la demande en production de lait bio par les industriels laitiers ne cesse d’augmenter. Au vu de cette demande croissante, une pénurie de lait bio français est à prévoir dans l’année à venir. Les filières viandes sont également en recherche de nouveaux producteurs en particulier en volailles, porcs et ovins. Les filières végétales sont aussi concernées avec des besoins croissants en céréales et en protéagineux certifiés AB, aussi bien à destination de la consommation humaine qu’au bétail.

Le processus de conversion

Le cahier des charges bio ne se résume pas à proscrire les produits phytosanitaires. Il fixe aussi des objectifs en ce qui concerne le respect du bien-être animal ou de la biodiversité. Ces changements stratégiques répondent à une demande du marché et sont souvent garants d’un nouvel équilibre. La Chambre d’agriculture accompagne chaque année des exploitations pour les aider à préparer cette étape : à travers des rendez-vous individuels, des formations, des études économiques, des diagnostics et des suivis de conversion.

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