Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine (FNO)
Accord Australie-Union européenne : « Le Mercosur puissance 1 000 »
Alors qu'un accord entre l'UE et l'Australie pourrait mettre à mal la filière ovine française, Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine (FNO), nous accorde une interview dans le cadre de l'AG régionale de la FNO en Mayenne, le 19 mars.
Alors qu'un accord entre l'UE et l'Australie pourrait mettre à mal la filière ovine française, Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine (FNO), nous accorde une interview dans le cadre de l'AG régionale de la FNO en Mayenne, le 19 mars.
Que s'est-il dit lors de votre AG ?
Michèle Boudoin : Notre AG régionale s'est tenue dans le cadre du renouvellement des administrateurs de la FNO, qui a lieu tous les trois ans. Nous avons balayé les sujets d'actualité. Le dossier chaud, aujourd'hui, est l'accord de libre-échange entre l'Australie et l'Union européenne (lire aussi page 14). C'est une grosse inquiétude pour le secteur ovin. Tout le monde a entendu parler du Mercosur. En attendant, l'accord australien se passe à bas bruit... Nous subissons déjà un cumul d'accords beaucoup trop important. On les empile depuis 1980, ce qui fait de la filière ovine le secteur le plus mondialisé. Lors de notre AG, nous avons également parlé de la future PAC qui, selon nous, ne convient pas sur plusieurs aspects : architecture, fusion de tous les fonds, montant financier, renationalisation...