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Un foie gras Mayennais

Non, le foie gras n’est pas produit que dans le sud-ouest. Il est aussi possible d’en trouver en Mayenne. Amélie Gohier et Mickael Gatineau font partie des quelques éleveurs de canards de barbarie du département.

Amélie Gohier et Mickaël Gatineau, éleveurs de canards de
 barbarie à Marigné-Peuton.
Amélie Gohier et Mickaël Gatineau, éleveurs de canards de
barbarie à Marigné-Peuton.
© LG

Le couple a repris l’exploitation, située à Marigné-Peuton, il y a 8 ans. « Je voulais m’installer et Mickael l’était déjà en Gaec, avec deux associés, en production laitière. Pour que je les rejoigne, on a cherché une activité complémentaire. C’est grâce à un copain que j’ai découvert cette ferme », indique Amélie Gohier. Les cédants ont transmis tout leur savoir au couple. « On n’y connaissait rien. Ils nous ont tout appris : le gavage, la transformation, la vente… Ils nous ont présentés à leurs clients qui nous ont bien suivis dans cette aventure. » Depuis, Amélie Gohier et Mickaël Gatineau ont quitté leur Gaec laitier et se consacrent à l’élevage de leurs canards.

Foie gras fermier

Chaque année, les agriculteurs produisent 8 lots de 100 canards. « Ils arrivent chez nous à un jour. On les élève pendant 14 semaines pour qu’ils soient suffisamment endurants et sportifs pour être prêts pour le gavage. On les chauffe les 3 ou 4 premières semaines, puis ils vont en plein air. » Durant cette période, les canards sont nourris à partir de céréales cultivées à la ferme. Vient ensuite l’étape du gavage. Les palmipèdes sont alors placés en case collective sur paille. « Ce n’est pas comme on peut voir sur certaines images d’élevages industriels. On les nourrit avec du maïs grain entier de l’exploitation et on gave à l’ancienne. On s’assoit dans les cases et on prend les canards un par un. Le gavage dure environ 12 jours. » Amélie Gohier et Mickael Gatineau abattent et transforment eux-mêmes leurs volailles. Pour cela, ils louent un laboratoire agréé CE à Quelaines-Saint-Gault. « Ce n’était pas possible financièrement à notre installation d’en créer un sur l’exploitation et les cédants faisaient comme nous », explique l’agricultrice. En plus du foie gras, les éleveurs proposent également des terrines, des rillettes, des magrets, des confits, des saucisses...

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