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Transportabilité des animaux : « anticiper au maximum »

A la demande des représentants des éleveurs bovins à la Chambre d’agriculture, la Ddcspp a réuni, mi-février, les représentants et partenaires de la filière (éleveurs, négociants transporteurs, abatteurs, vétérinaires) sur la question de la transportabilité des animaux accidentés.

© JCG

« Nous voulons que les éleveurs se responsabilisent afin d’éviter d’envoyer dans les abattoirs des animaux qui ont traîné plusieurs jours », explique Sylvain Rousselet, éleveur à Ruillé-Froid-Fonds. « L’idée est de pouvoir valoriser au mieux la viande des animaux en bonne santé et qui se blessent accidentellement », poursuit-il, ajoutant ce conseil : « anticipez et donner un maximum d’informations à l’abattoir avant qu’il ne reçoive l’animal ».

Trois cas de figure peuvent se présenter :

• 1er cas : l’animal s’est blessé et est transportable. Le vétérinaire viendra vérifier que l’animal est en bonne santé et pourra monter seul dans un camion. L’éleveur doit savoir qui va transporter l’animal, vers quel abattoir et pour quel usage (récupérer la viande ou vente par l’abattoir). L’éleveur préviendra l’abattoir en lui expliquant dans le détail le type de blessure. Il remplira également la première partie du certificat vétérinaire d’information — Cerfa n° 15766*01, téléchargeable —. Le vétérinaire « rural » remplira sa partie, puis le transporteur et enfin l’abattoir. Ce document suivra donc l’animal.

• 2e cas : l’animal s’est blessé accidentellement. Il est en bonne santé, mais ne peut pas monter dans un camion. Il n’est donc pas transportable. Il peut être abattu sur l’exploitation, soit par le vétérinaire, soit par un boucher équipé du nécessaire pour le faire, sous réserve d’avoir pris préalablement contact avec un abattoir qui acceptera la bête et qui précisera le cahier des charges. Là aussi, il est demandé aux éleveurs d’anticiper. En Mayenne les abattoirs de Craon (en prestation de service d’abattage) ou de Pré-en-Pail (prestation ou achat possible) acceptent ces animaux « abattus à la ferme ». Là aussi, un Cerfa de traçabilité — n° 15912*01, téléchargeable — suivra l’animal. Il sera rempli successivement par l’éleveur, le vétérinaire ayant réalisé l’examen clinique de l’animal, l’opérateur de mise à mort et l’abattoir.

Il est rappelé que même pour un usage familial, une carcasse de bovin doit impérativement passer par un abattoir agréé.

• 3e cas : l’animal est accidenté, en mauvais état général, non transportable et non valorisable dans la chaîne alimentaire. En l’absence de guérison et dans les meilleurs délais possibles, l’éleveur doit faire appel au vétérinaire pour une euthanasie et prévenir l’équarrissage.

 

 

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