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« Reprendre la main sur nos produits »

Commercialisation. La Mfr de Saint-Berthevin avait lancé une enquête sur la transformation et la vente de produits fermiers. Les résultats ont été dévoilés jeudi dernier en présence de producteurs travaillant en circuits courts.

Une partie des Bac Pro de la Mfr de Saint-Berthevin, à l’écoute des résultats de l’enquête sur la transformation et la vente de produits fermiers.
Une partie des Bac Pro de la Mfr de Saint-Berthevin, à l’écoute des résultats de l’enquête sur la transformation et la vente de produits fermiers.
© VG

« L’enquête auprès d’agriculteurs qui commercialisent leurs produits en circuits courts a été lancée en 2018 », explique Jean-Paul Balluais, directeur de la Mfr de Saint-Berthevin. Une enquête sur le thème : « quel projet de consolidation de la filière agricole ? » En d’autres termes, comment adapter l’offre de formation de la Mfr pour y intégrer le modèle économique de la vente directe et « répondre au mieux aux besoins des agriculteurs » ? L’équipe de formateurs de la Mfr est donc allée rencontrer, un par un, une trentaine d’exploitants agricoles de la Mayenne. Ces agriculteurs, du réseau Au Panier fermier, pratiquent la vente directe pour « la valeur ajoutée » qu’elle apporte. Pour la majorité des enquêtés, les circuits courts représentent l’activité principale. 18 % d’entre eux ne font que de la vente directe (à la ferme ou sur les marchés) et 18 % commercialisent en Gms. La plupart ont diversifié leur système de vente : paniers fermiers, vente à la ferme, en ligne, vers la restauration, les Gms… Tous, et notamment les quatre agriculteurs ayant pu se libérer pour cette présentation, considèrent que « la vente est un vrai métier ». Un métier qui repose d’abord (54 %) sur des qualités de savoir-être : « motivation, prise de risque, sens du contact, du relationnel, être capable de travailler en réseau », mais aussi « rigueur, réactivité, organisation »… « Sans oublier la créativité », ajoutera Bertrand Bouflet, créateur de La Maison du Sureau, à Soulgé-sur-Ouette. Autant de mots entendus par les classes de Bac Pro à l’écoute des résultats de l’enquête.

« Maintenant, comment donner une suite à l’enquête ? », interroge Jean-Paul Balluais, soulignant : « la Mfr doit être force de proposition pour nos jeunes et doit s’appuyer sur le local, le territoire ». Le Bac Pro va donc rapidement évoluer. Un comité de pilotage doit être constitué « pour enrichir l’offre de formation, communiquer, mieux recruter ». Pour Janine, responsable de formation du Bac Pro, il faut « rendre les jeunes acteurs », cela passe par « un stage obligatoire en transformation » pour « se rendre compte sur le terrain, cela bouge ». Et d’insister sur « l’adaptabilité du métier d’agriculteur ». C’est d’ailleurs ce qu’ont souligné les éleveurs présents, que ce soit pour la production et vente directe de lait, de produits laitiers transformés à la ferme, d’œufs, de viande… « Il faut valoriser ce que nous produisons, reprendre la main sur nos produits. »

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