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Rémi Hanot ou l’ambition d’un leader incontesté

De l’inauguration du nouveau siège social des Ets Lebaudy aux 100 ans des Ets Lhermite, John Deere regarde dans le rétro tout en préparant l’avenir. L’occasion pour Rémi Hanot (directeur général de John Deere France) d’affirmer que « notre ambition est d’être leader incontesté dans tous les marchés ».

© TG

>> C’est quoi le standard d’une concession John Deere aujourd’hui en France ?
C’est avant tout une concession engagée et qui place le client au coeur de ses préoccupations. Une concession qui regarde devant avec optimisme. Une concession qui investit dans les nouvelles technologies et dans le développement de nouveaux services...

>> C’est ce que vous appelez la concession 4.0 ?
Nous avons l’avantage, chez John Deere, d’être en avance dans beaucoup de domaines. Je pense à l’agriculture de précision, à l’agriculture connectée, à la connectivité des machines qui nous amène à la maintenance préventive, voire prédictive... Les concessions doivent donc se préparer au développement de nouvelles compétences et de nouveaux services qui viennent en complément de la vente de matériels.

>> Pour quelle finalité ?
Il s’agit pour l’agriculteur, l’entrepreneur ou la Cuma d’optimiser le fonctionnement de son matériel, d’améliorer sa productivité, de prévenir les pannes et les entretiens. En d’autres termes, de réduire les coûts d’utilisation.

>> Des exploitations agricoles de plus en plus grandes, du matériel de plus en plus puissant, des territoires de distributeurs qui s’étendent. Un phénomène inéluctable ou va-t-on un jour atteindre une limite ?
C’est un phénomène que l’on voit dans tous les secteurs. Cette concentration concerne tous les
niveaux de l’agriculture. Un concessionnaire doit aujourd’hui atteindre une taille minimum pour pouvoir investir dans les hommes et les ressources nécessaires à la maitrise des nouvelles technologies. Alors grossir pour grossir non, mais pour atteindre des niveaux de seuil
et rester au top. Après, cette croissance, il faut savoir la piloter.

>> Cela signifie un département égal une seule concession d’une même marque ?
Pas nécessairement, tout dépend de la géographie et de la typologie de l’agriculture locale. Il n’y a pas de modèle unique. Tout juste peut-on constater que les grandes concessions sont plus courantes dans les régions de grandes cultures.


>> On parle beaucoup d’agriculture de précision. Où en êtes-vous chez John Deere et que faut-il en attendre ?
Cela va désormais beaucoup plus loin que les solutions que l’on connait comme le guidage qui s’est démocratisé depuis plusieurs années ou la coupure automatique de tronçons. Il s’agit aujourd’hui d’apporter des solutions intelligentes permettant d’optimiser le cycle de production complet en agriculture. A titre d’exemple, je peux citer notre HarvestLab qui analyse les  constituants du lisier lors de l’épandage afin de contrôler les apports. L’agriculture de précision, c’est optimiser les décisions agronomiques.

>> Sujet à la mode, l’agriculture biologique. Vous voyez son développement à la mode ?
C’est un phénomène déjà bien ancré. On assiste, dans certaines régions françaises, au développement de très grandes fermes AB et très professionnelles. Plus que d’autres, ces exploitations vont avoir besoin des nouvelles technologies parce que ce qu’elles ne pourront pas faire avec le chimique, elles le feront par des actions mécaniques. Nous ne voyons donc pas le développement de l’AB comme quelque chose de négatif. Il y a une cohabitation qui va s’opérer entre toutes les formes d’agriculture.


>> Comment se comporte le marché de l’agroéquipement ?
Très variable d’une région à l’autre, mais globalement mieux en secteurs laitiers alors que quelques interrogations subsistent en zones céréalières. Dans le détail des automoteurs, on peut s’attendre à une hausse en tracteurs et moissonneuses-batteuses, mais une légère
baisse en ensileuses.

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