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Produire et consommer son électricité

Avec plus de 1 300 trackers photovoltaïques mis en place sur le territoire français depuis son lancement en 2009, la société OKWind propose une ressource énergétique solaire en autoconsommation. Dans le cadre de la promotion des énergies renouvelables en agriculture, une visite a eu lieu avec EnRa53

Mickael Beucher et Jérôme Guerois, devant le tracker installé depuis septembre 2019.
Mickael Beucher et Jérôme Guerois, devant le tracker installé depuis septembre 2019.
© AF

Comme les tournesols, le tracker solaire photovoltaïque s’oriente perpendiculairement au soleil pour capter au maximum le rayonnement et ainsi produire un maximum d’électricité directement utilisable pour l’exploitant et couvrir le plus possible la consommation électrique. À Saint-Thomas-de-Courceriers, Mickael Beucher s’est équipé d’un tracker solaire depuis un peu plus d’un an, sur les conseils de Jérôme Guerois, technico-commercial pour la société OKWind. Avec un atelier volailles et un atelier lait, la consommation d’énergie de l’exploitation vient majoritairement du fonctionnement du robot de traite et des bâtiments volailles. «Aujourd’hui, il vaut mieux penser à produire sa propre énergie que de la vendre. Je préfère mettre ma pierre à l’édifice pour aller dans une agriculture plus verte et être moins dépendant des centrales nucléaires », explique Mickael Beucher.

Pour l’installation d’un tracker, OKWind réalise une étude préalable en analysant le compteur électrique pour savoir comment l’élevage consomme son courant sur une journée. «Cela permet de créer le profil de consommation de l’élevage pour réaliser une étude économique et en déduire la rentabilité du tracker», précise Jérôme Guerois. Après un an de mise en service, l’étude préalable à l’installation et la production du tracker se recoupent bien avec une rentabilité du tracker sur 10 ans.

Dans l’exploitation de Mickal Beucher, le tracker réduit de 30 % la facture d’électricité et 98 % de la production d’énergie solaire est utilisée sur l’exploitation. Actuellement, les 2 % restant sont perdus. À l’avenir, Mickael Beucher envisage de s’équiper d’un deuxième tracker, qui lui permettrait alors de réduire encore davantage sa dépendance énergétique «et de stocker l’énergie non utilisée la journée pour l’injecter la nuit dans le circuit, précise-t-il. Cela a du sens d’être autonome en électricité, notamment pour pallier la consommation la nuit du robot et des poulaillers. Il faut trouver un juste équilibre.»

Pour l’instant, seuls les contrats en «tarifs bleus » permettent une valorisation du surplus de production. Avec des panneaux biface, le tracker, en plus de sa faible emprise au sol, «a une capacité de production électrique supérieure de minimum 70 % en kWh par rapport à une installation fixe de puissance équivalente, et il n’y a pas d’effet de serre sous le panneau, contrairement à des panneaux photovoltaïques montés sur des bâtiments». La rentabilité est estimée entre 7 et 10 ans pour les «tarifs bleus » et 9 à 10 ans pour les «tarifs jaunes ».

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