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Moisson : la Fdsea s'inquiète

En plein boom des moissons, la Fdsea de la Mayenne s'inquiète des faibles rendements dans un contexte conjoncturel déjà difficile pour les filières agricoles.

© AF

Depuis quelques semaines, les moissonneuses-batteuses ont envahi les cultures de blé, orge et colza. Cependant, les premières récoltes laissent présager une année particulièrement difficile. Même si les agriculteurs s'attendaient à avoir des rendements réduits en 2020, la situation inquiète fortement la Fdsea qui tenait une conférence de presse, jeudi 16 juillet. « 2020 pourrait être l'une des pires années depuis 2004», affirme Florent Renaudier, président du syndicat majoritaire.

- 20 à - 25 % pour le blé

Selon les premières estimations nationales, en blé tendre, la récolte serait inférieure de -20 à -25 % par rapport à 2019, année exceptionnelle et de -11,3 % en comparaison à des années de références. L'orge suit les mêmes tendances que le blé. Il devrait régresser de 12,3 millions de tonnes. Enfin, le colza atteint les - 35 % de rendement par rapport à la moyenne 2015-2019. Les mauvaises conditions climatiques sont l'une des principales raisons de ces récoltes médiocres. «Nous avons cumulé un automne et un hiver extrêmement humides et en moins de 15 jours, nous avons eu un printemps très sec. Les céréales n'apprécient pas tellement ces conditions.» À cela s'ajoutent des attaques de pucerons. « On nous interdit des molécules insecticides servant à combattre ces pucerons, porteurs de jaunisse nanisante, sans nous proposer de mesures alternatives derrière.» Face à la situation, la Fdsea a décidé de reconduire une opération paille pour ses adhérents qui en feront la demande. 3 500 tonnes sont déjà prévues.

Des filières en difficultés

Ces moissons médiocres inquiètent d'autant plus la Fdsea que cela s'inscrit dans un contexte économique difficile pour les différentes filières agricoles.

o En viande bovine si les prix n'ont pas baissé, ils restent cependant « bien en deçà des coûts de production », affirme Mickaël Guilloux, secrétaire général de la Fdsea.

o La filière laitière est en baisse de production sur les mois d'avril et mai. «Les prix, eux, sont plutôt en stagnation, mais nous avons des signaux faibles pour le deuxième semestre.»

o La conjoncture porcine, plutôt florissante en début d'année, a été impactée par la covid-19. «Le coronavirus a freiné la logistique et a entraîné une baisse importante des prix de l'ordre de 30 centimes depuis le début du confinement.»

o Les éleveurs de volailles ont également été très fortement impactés, surtout en canard dont les débouchés se font principalement sur la restauration hors domicile. «Ils ont perdu pratiquement 80 % du marché.»

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