Aller au contenu principal

Manque de fourrage : faire le point sur ses besoins

Malgré des récoltes d’herbe satisfaisantes et de qualité, l’absence de précipitations de ces dernières semaines laisse présager des récoltes de maïs décevantes tant en qualité qu’en quantité. Avant de prendre des décisions sur des adaptions de son système ou de l’achat de fourrage, il s’avère impératif de faire le point afin d’évaluer son déficit.

© DR

• Dans un premier temps, il s’agit de faire l’état des stocks actuels et d’estimer les récoltes à venir. Afin d’apprécier l’impact de différents scénarii pour cet automne, il est intéressant de le réaliser selon plusieurs hypothèses (météo plus ou moins clémente pour les fourrages d’automne).

• Dans un second temps, il faut prendre en compte la consommation des différentes catégories d’animaux, mais aussi l’hétérogénéité de leurs besoins en termes de quantité et de qualité des fourrages. Le type de rations généralement utilisées en été-automne-hiver permet d’estimer les besoins sur chaque période.

Enfin, la confrontation avec l’estimation des stocks doit permettre de quantifier le déficit en stock. Vous pourrez agir en fonction de l’évaluation de ce déficit :

- Si les stocks sont supérieurs aux besoins, il n’y a pas de problèmes a priori.

- Si les stocks fourragers couvrent au moins 80 % des besoins, l’achat de fourrages n’est pas forcément obligatoire. Le maïs ensilage sera alors distribué en priorité aux vaches laitières. Le foin et/ou la paille pourront constituer le principal fourrage grossier pour les animaux en croissance, notamment pour les génisses, associé à une complémentation plus soutenue. Un bilan fourrager détaillant la consommation de chaque fourrage permettra de connaitre la durée potentielle couverte par les stocks, afin de s’assurer d’aller jusqu’à la récolte suivante pour chaque type de fourrage.

- Si les stocks couvrent moins de 80 % des besoins, l’achat de fourrages ou d’aliments de substitution sera indispensable, sous peine d’être pris au dépourvu à la sortie de l’hiver 2019/2020 ou avant.

Ce diagnostic doit permettre de répondre aux questions suivantes : quel type de fourrage peut manquer ? Pour quel type d’animaux et à quelle période ? Répondre à ces questions permettra de choisir une stratégie adaptée pour palier au déficit. Un bilan détaillé permettra de connaitre les besoins des animaux et le disponible jusqu’aux prochaines récoltes, afin de prendre les décisions les plus adaptées à votre situation.

Contact :

Roland Favory : 02.43.67.37.20

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Une vingtaine d'éleveurs de Blonde d'Aquitaine se sont réunis jeudi 19 mars à la Maison des agriculteurs, à Changé, pour leur AG 2026.
Blonde d'Aquitaine : un retour du National attendu au Cima 2027
Réunis à la Maison des agriculteurs à Changé, une vingtaine d'adhérents de l'association des éleveurs de Blonde d'Aquitaine de la…
« Nous invitons les chasseurs à donner au moins un gibier dans l'année »

En septembre dernier, à l'occasion de l'ouverture de la chasse, la Fédération des chasseurs de la Mayenne adhérait à la…

Samuel Gaulay a donné une conférence sur l'intelligence artificielle (IA) lundi 16 mars à l'Espace Mayenne.
IA : « Les intelligences ne s'opposent pas »

Cerfrance Mayenne - Sarthe a invité le conférencier Samuel Gaulay, lundi 16 mars à l'Espace Mayenne. 1 000 personnes…

GNR : « Les citernes sont souvent à l'écart, avec peu ou pas de sécurité »

Découvrez ci-dessous l'interview de Franck Leriche, adjudant-chef et référent sûreté à la Gendarmerie de la Mayenne.

Pierre Chazé et Jean-Marie Milin, associés gérants de SCM Agri 53 à Prée d'Anjou.
SCM Agri 53 : « Sans l'indexation sur le prix du fioul, on ne serait plus là »

À Prée-d'Anjou, l'entreprise SCM Agri 53 subit de plein fouet la hausse du GNR. Comme l'indiquent les deux associés Pierre…

La machine Nestborn dépose délicatement 400 œufs d'un coup sur le nid de copeaux préparé par l'éleveur. 
Éclosion à la ferme en toute délicatesse pour 33 000 œufs

Jean-Yves Guérot, aviculteur à Changé, a réceptionné 33 000 œufs au sein de son bâtiment de volailles à J-3 avant…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53