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Limiter les impacts de la crise sanitaire

Vendredi 10 juillet, la Fdsea de la Mayenne et les Jeunes agriculteurs rencontraient les parlementaires du département pour échanger sur les principaux sujets d’actualité.

© RD

À l’ordre du jour, la conjoncture en lien avec la crise sanitaire et ses impacts, la réforme des retraites agricoles, le projet de loi de finances rectificative et la future Pac.

 

Effectifs en baisse

« C’est la première fois depuis bien des années que toutes les filières sont en baisse pour les effectifs sur l’année 2019 », alerte Florent  Renaudier, président de la Fdsea de la Mayenne. Et les chiffres risquent de continuer de s’effondrer. Les cultures de vente gagnent du terrain sur l’élevage dans de nombreux départements, et la Mayenne est elle aussi impactée : « on était le seul département de tout le Grand-Ouest à résister, c’est très grave », assure Jean-Yves Guerot, vice-président de la section avicole de la Fdsea de la Mayenne. En porcs, la situation est aussi alarmante : « il n’y a jamais eu aussi peu de porcs produits dans le monde cette année, précise  Mickaël Guilloux, secrétaire général de la Fdsea, et les prix dévissent. En caprins, les stocks de chevreaux dans les élevages sont également préoccupants ». En volailles, les filières canards, pigeons et cailles souffrent fortement même si le  département de la Mayenne est moins impacté. En équins, la période de confinement a lourdement impacté le monde des courses, les centres équestres et les élevages qui se sont retrouvés à l’arrêt, avec des trésoreries exsangues. En viande bovine « la situation n’était pas simple d’avance, précise  Yannick Vallée président de la section viande bovine, et la Covid n’a pas arrangé les choses. Le plus gros problème c’est les jeunes bovins qui sont majoritairement destinés à l’export. On ne parle même plus de prix, on attend juste qu’ils partent. Les abattages n’ont pas diminué, la consommation non plus. C’est le comportement des acteurs de la filière qui n’est pas correct ».

Fermeture des abattoirs

Alors que l’Ars a lancé une campagne  de dépistage dans les différents abattoirs, considérés comme  potentiellement plus à risque, les responsables de la Fdsea s’inquiètent de la fermeture potentielle de plusieurs abattoirs sur le département : « si on ferme les abattoirs, c’est l’économie du département qui est en jeu », explique Yannick Vallée.  L’abattoir Holvia n’a repris une  activité complète que depuis ce mercredi. Mickaël Guilloux alerte : « à Socopa Evron, c’est 30 000 porcs qui sont abattus par semaine, contre 6 000 chez Holvia. Si la chaîne d’abattage de Socopa ferme à cause d’un cas positif, cela va devenir problématique. Pour chaque cas positif, la Chine supprime son agrément export aux abattoirs, si c’est le cas à Evron, il y aura de fortes conséquences économiques derrière ».

Souveraineté alimentaire

La Fdsea de la Mayenne prévoit durant le dernier trimestre 2020 de rencontrer et/ou d’inviter les élus locaux, notamment ceux récemment élus, sur des exploitations agricoles pour rappeler l’importance du « mangez français » et de la souveraineté alimentaire.  Le but : « retrouver du lien avec les nouveaux élus et expliquer notre métier et comment on le fait, dans la continuité des EGA » explique  Florent Renaudier.

Réforme des retraites

Claude Charon, président de la section des anciens retraités de la Fdsea de la Mayenne a salué l’engagement des parlemen-taires mayennais pour le vote de la réforme des retraites. Quelques sujets restent encore sur la table comme l’écrêtement des retraites des polypensionnés et la non-valori-sation des conjoints-collaborateurs. Annualisation de la saisonnalitéUne problématique qui se pose notamment pour les horticulteurs qui réalisent en moyenne 70 % de leur chiffre d’affaires sur les mois d’avril et de mai. Les responsables syndicaux ont précisé l’importance de « prendre en compte la notion de proportionnalité par rapport à la saisonnalité pour le calcul des cotisations sociales ». Cet amendement, retenue par l’Assemblée nationale la veille du rendez-vous pourrait être intégrée dans le projet de loi de  finances rectificative.

Budget Pac

En présence de Valérie Hayer, députée européenne, le budget de la future Pac a été abordé et rendez-vous est pris à la rentrée pour échanger sur le sujet. Concernant les avancées, la députée explique : « le combat du moment, c’est de conserver le budget de la Pac. La France est le pays le plus défenseur de la Pac et des agriculteurs au sein de l’Union européenne. Actuellement, nous avons réussi à négocier une enveloppe ambitieuse et supérieure à ce qui avait été annoncé par la Commission ». Affaire à suivre en septembre, pour la suite des négociations.

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