Aller au contenu principal

Les semis perturbés par les pluies

Laval, sur 38 jours, du 21/09 au 28/10, il est tombé 144 mm (contre 93 mm en moyenne sur la même période). D’autres pluies sont pré-vues pour la fin de la semaine. Du coup, les semis ont pris du retard.

 

A peine la moitié
Les semis n’ont vraiment commencé qu’à partir du lundi 21/10 et depuis, il n’y a eu que quelques jours favorables, 3 à 5 suivant les lieux, le type de sol et le type de travail du sol. En début de semaine, on estimait qu’à peine la moitié des surfaces étaient semées, avec évidemment de gros écarts d’un secteur à l’autre. Retour sur l’automne 2012 : les 6 dernières années, les semis se sont déroulés dans de bonnes condi-tions. Il faut remonter à l’automne 2012 pour trouver des conditions difficiles. Cette année-là, on estimait que seulement 40 % des surfaces en blé étaient semées au 05/11 (et 90-95 % à la fin de novembre). A Laval, qui était représentatif du département, il est tombé 278 mm en septembre/octobre, dont 250 mm entre le 21/09 et le 20/10. Par ailleurs, les chantiers d’ensilage avaient été parfois réalisés dans des conditions catastrophiques, en laissant les terrains défoncés. Au total, le rendement moyen de 2013 a été correct (71 q/ha) mais avec des écarts considérables, de 40 q/ha à plus de 100 q/ha.

 

Augmenter légèrement la densité de semis
En blé, pour des semis sur la der-nière décade d’octobre, en bonnes conditions, on conseille environ 250 grains/m² en blé (soit 115 kg/ha pour un PMG de 46 g). Pour des sols engorgés en eau en hiver, on peut monter à 300 grains/m². Pour des semis plus tardifs, il est logique d’augmenter un peu la densité (période de tallage un peu raccourcie, perte à la levée un peu supérieure). En bonnes conditions, on peut monter par exemple à 270-300 gr/m² sur la 1ère décade de novembre.

 

Surveiller les limaces
Le temps humide est favorable aux limaces. Même si les céréales sont beaucoup moins sensibles que le colza, il est souhaitable de surveil-ler (surtout en sans labour, derrière colza, en terrain motteux ou avec beaucoup de débris végétaux en surface…). Comme le risque est maximum au moment de la levée, il est utile de mettre des pièges juste après le semis pour détecter leur présence.

2 types de produits sont disponibles : le métaldéhyde (type Métarex Ino) et le phosphate ferrique (Sluxx HP, Ironmax Pro,…). Les 2 types ont des efficacités équivalentes. Le métaldéhyde peut facilement se retrouver dans l’eau (il y a eu des pics importants à l’automne 2012). Il est donc préférable d’utiliser du phosphate ferrique qui, lui, ne pose pas de problème, surtout si la parcelle présente des risques de transfert vers le réseau hydrographique.

 

A l’automne, désherber tôt
Si on intervient en post-levée précoce, avec un produit type Fosburi (flufénacet + DFF) ou Défi (prosulfocarbe), il est important d’intervenir tôt, dès le stade 1-2 feuilles du blé. Un blé a besoin d’environ 150°C depuis le semis pour atteindre 1 feuille, soit environ 12 jours avec une température moyenne de 13°C. Un blé semé le 21/10 devrait donc atteindre 1 feuille vers le 02/11. Il faut ensuite environ 100°C par feuille supplémentaire, soit 9 jours à 11°C par exemple.
Rappelons que ces produits ont une sélectivité de position et sont donc à éviter absolument sur des semis mal recouverts.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Sylvain Renaud, agriculteur et nouveau maire du Ham, gère une exploitation laitière avec son fils Kévin.
Le Ham. Sylvain Renaud, entre terres et maire

Sylvain Renaud, agriculteur depuis 38 ans dans l'exploitation familiale au Ham, est maire de la commune depuis les dernières…

Carla Martinotti est stagiaire à la Chambre d'agriculture de la Mayenne.
Carla Martinotti sur la piste des choucas des tours

En stage à la Chambre d'agriculture, Carla Martinotti a participé à l'élaboration d'un protocole destiné à estimer la…

Benoît Faucon Philippe Carteron Chambre d'agriculture de la Mayenne
Concours au Cima : « Suivre la ligne de conduite de la prévention des risques »

Philippe Carteron, directeur délégué de la Chambre d'agriculture de la Mayenne, rappelle le programme du Cima, et la…

Fabrice Roth DDT Mayenne
Télédéclarations PAC : « Il y a un léger transfert de la bio vers les MAEC »

Alors que la télédéclaration PAC était ouverte jusqu'au 18 mai, Fabrice Roth, chef du service économie et agriculture durable…

La loi d'urgence agricole adoptée en première lecture
Les députés ont adopté le 2 juin, en première lecture, le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté…
Jean-Luc Ronceray ne peut que constater les dégâts. Dans sa parcelle de 30 hectares, les trois quarts des pieds de maïs sont morts, victimes de la mouche geomyza. Au premier plan, certains des rares pieds viables.
Photo en haut à droite :"La mouche a piqué, le ver a fait son effet, le cœur est mort."
En bas à droite, un pied viable, entouré de pieds attaqués par la mouche du semis.
La mouche du semis sans pitié, ses 30 hectares de maïs ravagés

Comme beaucoup d'agriculteurs du département, Jean-Luc Ronceray, céréalier à La Bigottière, n'a pu que dresser le constat…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53