Aller au contenu principal

« Les races à viande ont leur place »

Lundi 20 janvier, la section bovine régionale était réunie à Angers. L'occasion de faire un bilan et d'étudier les perspectives d'avenir pour la filière.

Pour Yannick Vallée : « La montée en gamme et une réelle segmentation des marchés sauveront le cheptel allaitant ».
Pour Yannick Vallée : « La montée en gamme et une réelle segmentation des marchés sauveront le cheptel allaitant ».
© VG

En 2020, les Pays de la Loire restent la 1re région française pro-ductrice de viande bovine avec 17 % de la production nationale. Alors que la décapitalisation en élevage bovin allaitant se fait res-sentir dans les abattoirs, où, seul l'abattage des vaches de réformes allaitantes ne baisse pas, Pierre-Yves Amprou, conseiller à la Chambre d'agriculture régionale a présenté une étude prospective de la filière viande bovine à l'horizon 2030. Une étude qui prévoit la disparition d'un atelier sur deux d'ici dix ans en Pays de la Loire.

Pour Yannick Vallée, responsable de la section bovine de la Fdsea de la Mayenne, c'est « la montée en gamme et une réelle segmentation des marchés qui sauveront le cheptel allaitant. Au travers de la loi Egalim, la Fnb pousse pour que tous les troupeaux allaitants se positionnent sur des labels. La loi Egalim recommande de commer-cialiser 50 % de la production sous signe de qualité, la grande distribu-tion n'a pas le choix de s'engager dans du prix pour le producteur », explique-t-il, pour une rémunération des producteurs à hauteur des coûts de production.

Pourtant, « les races à viande ont leur place sur le marché. Soit il y a une vraie prise de conscience, soit c'est l'importa-tion qui compensera la baisse de production en France. Il faut com-muniquer sur notre métier et ce que l'on garantit aux consommateurs en termes de qualité et de traçabilité et ne pas oublier les impacts environnementaux, le stockage de carbone, le bocage... Tout ce qui fonctionne avec l'élevage. Ce n'est pas en arrêtant l'élevage et en faisant de la culture que l'on réduira l'impact des produits phytosanitaires », conclut-il.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Julien Denormandie, ministre de l'Alimentation et de l'Agriculture
Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture : « Les NBT, ce ne sont pas des OGM »
Dans un entretien accordé à Agra presse, Les Marchés et Réussir.fr, le ministre de l’Agriculture prend position en faveur d’un…
Jean-Baptiste Vallée, directeur du développement pour les ressources humaines du Groupe Lactalis.
Le Groupe Lactalis va former 150 jeunes chaque année
Le Groupe Lactalis investit dans l’apprentissage. Son Centre de formation va ouvrir cette année, à Laval. 150 jeunes y seraient…
Les nappes ne manquent pas d’eau
Le service géologique régional du Brgm, qui gère depuis 2003 le réseau de suivi piézométrique patrimonial du département de la…
Faut-il faire des analyses de reliquats cette année ?

Sur la période du 1er septembre au 10 janvier, avec 322 mm, nous sommes exactement au niveau de la moyenne sur 30…

Comment gagner de l’argent en vérifiant simplement votre ration ?
En élevage laitier, plus de 50 % des charges opérationnelles sont liés à la nutrition. Optimiser l’efficacité alimentaire est…
Convois agricoles : les règles pour circuler en sécurité
Un convoi agricole en règle, c’est éviter les risques pour soi et pour les usagers. Avec du matériel de plus en plus imposant,…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 89€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53