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Les projets de chaudières bois tournent au ralenti

Jeudi 14 novembre 2019 se tenait l’assemblée ordinaire des associés de Mayenne Bois Énergie. Une Scic dont l’activité va toujours croissant même si les projets de chaudière bois sont au ralenti.

La multiplication des zones de stockage du bois (actuellement 12, cf.carte) au plus proche des 37 chaufferies actuelles est en lien avec la croissance de l’activité (cf. graphique).
La multiplication des zones de stockage du bois (actuellement 12, cf.carte) au plus proche des 37 chaufferies actuelles est en lien avec la croissance de l’activité (cf. graphique).
© VG

« C’est une activité qui fonctionne et qui rapporte. Nous continuons de progresser ! » Les propos sont de Emmanuel Lelièvre, président et directeur de la Scic Mayenne Bois Énergie, à la lecture du bilan et des perspectives lors de l’assemblée générale des associés, jeudi 14 novembre 2019, à Mayenne. L’année qui vient de s’écouler a vu la Scic vendre 4 586 tonnes de bois déchiqueté, provenant de ses contrats avec les établissements d’insertion, avec ses 134 agriculteurs dans le cadre de l’entretien et de la pérennité du bocage mayennais, et de forestiers. Une réalisation un peu en dessous des prévisions puisque 200 tonnes ont été refusées à Évron par l’établissement de santé, « en raison d’une granulométrie qui ne convenait pas », explique Emmanuel Lelièvre. « Nous avions pourtant fait un essai concluant en mai… » Les élus ont été alertés par la Scic qui met en avant « la qualité du bois apporté et l’absence de référence de granulométrie dans la commande de cet établissement de santé ».

Autre petit souci, celui de la chaufferie du lycée agricole de Laval, qui s’est traduit par une baisse de 200 tonnes des commandes. A contrario, la Scic a récupéré l’approvisionnement du CFA de la Futaie à Port-Brillet pour une commande non prévue de 95 tonnes. Un particulier s’est également désengagé.

Marché à L’Huisserie

Trois projets sont en cours de finalisation complète pour la Scic : la Maison de la Nature à L’Huisserie. « On a eu le marché ! », se félicite Emmanuel Lelièvre. La chaufferie aurait besoin de 80 tonnes par an. Le réseau de Val de Maine (commune nouvelle née de la fusion entre Ballée et Épineux-le-Seguin) « que, j’espère, nous approvisionnerons ». Il s’agit d’un projet à 100 tonnes dans cette nouvelle commune. « L’appel d’offres est en cours — il s’est clos le 20 novembre, soit 5 jours après l’assemblée générale, ndlr —. Nous avons livré le bois nécessaire pour faire les premiers essais. » Enfin, dernier client à arriver, « un particulier en soufflerie pour 20 tonnes par an ». À noter que la Scic mutualise, avec ses voisins normands, un camion équipé d’une soufflerie pour tous ses clients qui ne peuvent pas stocker le bois déchiqueté.

Visibilité compliquée

Mais ce qui inquiète Emmanuel Lelièvre, c’est « l’absence de projets à court terme. Nous n’avons plus de perspectives de chaufferies. Il y a bien sûr quelques projets comme Montsûrs, Grez-en-Bouère, la Mfr de Pré-en-Pail… Mais je crains pour les années à venir… » Ce, même si la Ville de Mayenne a mandaté la Scic pour un projet de réseau de chaleur avec, comme base, la chaudière bois de l’hôpital, « qui fonctionne actuellement à 50 % de sa capacité ». Une chaudière qui avait été « surdimensionnée pour accueillir d’autres projets non réalisés », précise-t-il. Et de poursuivre : « L’étude complète est ficelée. Elle sera sur le bureau de la prochaine mandature municipale ». Affaire à suivre…

Prévisionnel à la hausse

Le total prévisionnel d’apport de quantité de bois pour la saison 2019-2020 est estimé à 5 425 tonnes, soit 600 tonnes de plus que ce qui a été livré en 2018-2019. « L’activité a augmenté de 25 % en deux ans », souligne Emmanuel Lelièvre. Dans le détail : piscines : 870 t, établissements de santé : 1 570 t, logements : 335 t, réseaux : 900 t (avec Val de Maine), écoles 1 395 t, entreprises : 180 t.

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