Aller au contenu principal

Le tracker solaire : une solution efficace pour l'autoconsommation

Installé au Bourgneuf-la-Forêt, en élevage avicole, Jérôme Bergère s'est équipé, il y a deux ans, de deux trackers. Résultat : sa facture d'électricité a été divisée par deux.

© VG

Jérôme Bergère s'est installé comme éleveur de volailles en 1996. Il dispose actuellement de 4 poulaillers. Deux sont en poulets standard (34 - 35 jours) et deux autres en poulets alourdis (37 à 39 jours). « Je fais 7,5 bandes par an par bâtiment avec le même calendrier. Comme cela mes périodes sans volailles, mes vides sanitaires, se font au même moment », explique celui qui travaille pour la marque Le Gaulois avec Alimab. Ses bâtiments, trois avec sol en terre battue et paille broyée, un sur sol béton avec miettes de pailles, sont chauffés au gaz. Cherchant à réduire ses coûts de production, Jérôme Bergère a d'abord changé tous ses néons par des leds. « Cela m'a fait déjà fait réduire ma note d'électricité. » Son deuxième acte en termes de réduction de sa facture énergétique est venu d'une visite chez un éleveur installé à Moutiers, en Ille-et-Vilaine. « Il était équipé en trackers. En voyant ce que c'était, ma fille aînée m'a dit : « C'est super-design ! Il faut que tu fasses cela ! » L'éleveur a tout de même pris le temps de réfléchir à son projet de production d'électricité pour de l'autoconsommation. « Je ne voulais pas de panneaux solaires sur les bâtiments, car, d'une part mes bâtiments ne sont pas bien orientés pour bien capter les rayons du soleil, d'autre part, nous n'avons pas assez de recul sur d'éventuelles conséquences des ondes électriques des panneaux sur les animaux. Et puis, je crains aussi l'incendie... » Il s'est donc tourné vers la société Ok Wind, installée à Vitré, et spécialisée dans la commercialisation des trackers solaires. Deux trackers de 110 m2 de surface de panneaux solaires chacun ont été installés en janvier 2017, sur une parcelle, presqu'au milieu des poulaillers. « Ils sont équipés de panneaux nouvelle génération. C'est-à-dire que le silicium arrive à capter aussi l'albédo émis par le sol, soit 15 à 20 % de la réflectance des rayons solaires émis par le sol », explique Jérôme Guerois, commercial chez Ok Wind. Le résultat est probant : « ma consommation d'électricité a été divisée par deux ! », constate Jérôme Bergère. Dorévanant, les trackers apportent une électricité « gratuite » dans les poulaillers, le bâtiment de stockage de matériel, la station de compostage, le bureau et la maison d'habitation. « Cela nous a obligés à changer certaines habitudes, poursuit l'éleveur. Désormais, les appareils électriques sont en fonctionnement en journée pour utiliser au maximum l'énergie solaire captée par les trackers. Autre avantage, la facture d'entretien : « ça ne coûte rien. Il n'y a rien à faire. La neige ne tient pas dessus en raison de l'inclinaison. La pluie, le vent et le mouvement au cours de la journée enlèvent les éventuelles poussières sur le panneau. Et puis, en cas de problème, Ok Wind intervient à distance. Ici, on ne s'occupe que du graissage à raison de deux fois par an. C'est tout ! » L'éleveur ne regrette pas son investissement : 55 000 EUR TTC et béton compris pour chaque tracker.

Pour en savoir plus sur les trackers Ok Wind, vous pouvez contacter Jérôme Guerois au 07 57 41 45 63.

Soirées, porte ouverte et journée énergie

Le consortium EnRa53, pour « Énergies renouvelables agricoles en Mayenne », propose une série d'événements sur le thème de la production d'énergie dans les exploitations agricoles.

Deux soirées d'informations et d'échanges sont programmées sur les possibilités de productions d'énergies : méthanisation, photovoltaïque... avec des témoignages d'agriculteurs et d'entreprises spécialisées. La première soirée se tiendra mardi 8 octobre à 20 h 30, salle Louison-Bobet à Loiron, la deuxième mardi 15 octobre, à 20 h 30, salle des 4 Vents à Évron.

Au lendemain de la première soirée, soit mercredi 9 octobre, une porte ouverte consacrée au photovoltaïque et principalement aux trackers solaires aura lieu chez Anthony Salmon, producteur d'oeufs installé au lieu-dit Le Coteau, à Renazé. Il s'est équipé, en 2016, de trois trackers de 110 m2 chacun. La porte ouverte, de 14 h à 17 h, sera animée à la fois par Evan Lebrun de la Chambre d'agriculture de la Mayenne et par Jérôme Guerois, de la société Ok Wind, installatrice des trackers chez Anthony Salmon.

Enfin, une grande journée du consortium EnRa53 est prévue le vendredi 22 novembre.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

De l’eau en quantité et de qualité
À 32 ans, Damien Bellanger vient de s’installer en Eurl à Saint-Charles-la-Forêt. Il intervient dans les domaines du pompage, du…
Limiter la pénibilité du travail par la robotisation
Au Gaec des Baronnières à Nuillé-sur-Vicoin, les exploitants ont fait le choix d’investir dans la robotisation pour l’atelier…
Chiffres records pour Bel, mais prix à la baisse pour les éleveurs
L’assemblée générale de l’organisation de producteurs APBO, livrant chez Bel, s’est tenue la semaine dernière. La baisse du prix…
De l’importance du suivi de chantier
Fabien Jegu s’est installé en Gaec, à Cuillé, en mars 2015. Avec son associé, Marcel Pannetier, ils ont dû adapter leur nouveau…
La filière allaitante inquiète pour son avenir
Alors que le ministère de l’Agriculture a dévoilé de premières réflexions sur l’architecture de la future réforme de la Pac, qui…
Une première démonstration de force
Jeudi 25 mars, devant la préfecture de la Mayenne, à Laval, près de 200 agriculteurs sont venus montrer leur détermination…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 89€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53