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Le recensement agricole vient de démarrer

Le 1er octobre, le recensement agricole a commencé partout en France. Cette opération a lieu tous les 10 ans. Claire Jaquet-Patry, cheffe du service régional de l'information statistique et économique à la Draaf Pays de la Loire, nous éclaire sur son fonctionnement.

© Draff

Le recensement agricole a lieu tous les 10 ans. Cette année, il a démarré le jeudi 1er octobre. Pourquoi est-il nécessaire de mettre en place une telle opération ?

Claire Jaquet-Patry : Cela permet d'avoir une description de l'agriculture au niveau national et à un niveau fin. C'est exhaustif, donc nous allons connaître les données sur les exploitations à l'échelle communale, départementale... Par ailleurs, il faut savoir qu'il s'agit d'une obligation communautaire. Cela permet d'avoir un état des différentes agricultures européennes à la même date.

Qui pilote cette opération ?

C.J-P : Ce sont le ministère de l'Agriculture et le service de la statistique et de la prospective en lien avec les services régionaux de l'information statistique et économique.

Comment ce recensement vat-il se dérouler ?

C.J-P : En Pays de la Loire, 80 % des éleveurs sont invités à répondre à un questionnaire en ligne (www.recensementagricole2020. fr, ndlr). C'est la première fois que nous mettons cela en place. Les agriculteurs recevront une enveloppe avec leur identifiant et leur mot de passe. Les 20 % restant feront l'objet d'une enquête de terrain. Les enquêteurs les contacteront pour fixer un rendez-vous. Au niveau régional cela concerne 6 079 personnes et en Mayenne 949.

Pourquoi avoir mis en place un questionnaire en ligne ?

C.J-P : Il y a plusieurs raisons. Tout d'abord, la réponse par Internet se développe chez les agriculteurs avec les déclarations Pac, par exemple. Normalement, cela diminue la charge de l'enquête. On essaie de concevoir des questionnaires qui soient faciles à répondre, qui ne mobilisent pas l'exploitant pendant trop longtemps. Cela donne aussi une certaine souplesse, car l'agriculteur peut y répondre quand il le veut, contrairement à l'enquête de terrain.

Pourquoi avez-vous fait le choix de tout de même conserver l'enquête de terrain ?

C.J-P : L'enquête en face à face nous permet de récolter des données plus précises. Nous avons un questionnaire plus détaillé, car on estime que sur Internet, si c'est trop long, les gens n'iront pas jusqu'au bout ou seront moins complets sur leurs réponses. En face à face, on peut plus facilement compléter certains points. On peut aussi poser des questions plus complexes et obtenir des réponses correspondant réellement à ce que nous attendons.

Pour l'enquête de terrain, comment les agriculteurs ont-ils été choisis ?

C.J-P : Nous tentons de tirer un échantillon représentatif de la population agricole tant dans la dimension économique de l'exploitation, soit de la taille, que dans les productions.

Sur quelles thématiques les questions vont-elles porter ?

C.J-P : Le questionnaire comporte sept grandes parties. La première concerne l'identification de l'exploitation : quel est son Siret, son statut juridique? On vérifie qu'elle a bien produit pendant la campagne 2019-2020, si elle est en agriculture biologique... Etc. La deuxième partie concerne les productions végétales. Si l'agriculteur irrigue, quel est le détail de toutes les cultures ? Ensuite, nous nous intéressons aux productions animales. La quatrième thématique concerne la fertilisation et la gestion des déjections animales. La partie numéro cinq porte sur la diversification. Viennent ensuite des questions sur la commercialisation des produits agricoles. Enfin, la dernière thématique aborde la question de la maind'oeuvre. Au total, on estime qu'il faut entre 30 et 45 min pour remplir le questionnaire en ligne et nous prévoyons 1 h ou 1 h 15 d'entretien en face à face. Toutes les données collectées sont bien entendu anonymisées.

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