Aller au contenu principal

« Le marchand de meubles, s’il n’expose pas, il ne vend pas »

Pour bon nombre d’éleveurs, les concours font partie intégrante de leur métier. C’est le cas de Bernard Linay, pour qui la passion des concours perdure depuis plus de 30 ans.

© AF

« Depuis 30 ans, je n’ai jamais loupé un départemental ». Chez Bernard Linay, la passion des concours est palpable : « à l’époque, on avait notre voisin, M. Berthereau, qui faisait partie des pionniers de la race Blonde d’Aquitaine dans le 53. C’est lui qui a lancé les concours en Mayenne et qui me les a fait découvrir. La 1re fois, on y va parce qu’on se laisse entraîner par d’autres, puis on se prend au jeu, on créait des liens ».


Vitrine de l’élevage
En termes de concours, c’est le Salon de l’Agriculture qui a une saveur particulière pour lui : « le plus beau palmarès, c’est Paris. Quand on des-cend dans le ring, on a l’impression d’entrer dans une arène. Les nationaux sont beaucoup plus porteurs d’un point de vue financier, mais Paris, c’est le plus beau trophée à avoir, avec le prix de championnat. Ça fait partie des bons moments de la vie, c’est un aboutissement, une satisfaction ».


Exposer ses animaux
« Faire du concours, ça a un coup. Mais cela permet de se comparer, de se mesurer » explique Bernard. « C’est important de sortir de son exploitation et ça permet de créer des liens. Le marchand de meubles, s’il n’expose pas, il ne vend pas. Il y a tellement de choses qui tournent autour. Au national, il y a des gens qu’on ne voit qu’une fois l’année. Il y a des gens qui travaillent très bien chez eux et qui ne sortent pas, c’est un peu dommage. Des fois je me dis bon c’est la dernière année, puis dans le champ on en voit une qui mérite, on l’attache et on la dresse. Même le jour où je ne pourrais plus bien dresser, j’espère qu’il y aura un bon gars qui viendra m’aider à dresser » ajoute l’éleveur.

Promouvoir les races
L’année 2020 sera pour certains, une année sans concours : « en tant qu’éleveur, c’est toujours dommageable, car c’est avant tout un lieu de rencontre, d’échanges et de convivialité. On a la chance, dans le département d’avoir une bonne participation du Conseil départemental, une bonne équipe à la Chambre d’agriculture, la ville de Mayenne et Mayenne Foire et Salons qui par-ticipent et contribuent à la bonne marche du Cima, avec tous les syndicats de races. Cela participe à la promotion des races et également à la commercialisation de reproducteurs ». Une année sans fait craindre pour la bonne continuité du Cima en 2021 : « je crains que cela soit plus difficile à redémarrer l’année prochaine, les années sans ce n’est jamais bon » commente Bernard. Il imagine l’avenir avec une grande fête agricole mayennaise, où tous les acteurs du monde agricole travailleraient de concert à l’organisation : « j’ai du respect pour ce qui a été fait, mais je regrette que tout le monde ne travaille pas ensemble. On pourrait imaginer une grande et belle fête agricole dans le département ou on mobiliserait tout le monde, les Civam, les Jeunes agriculteurs, la Chambre d’agriculture… Pour moi, c’est une réflexion à mener si on veut que perdurent les manifestations agricoles ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Les courses de tracto-cross, des moments spectaculaires à vivre lors du week-end de Terre en Fête 2026, à Moulay, samedi 15 et dimanche 16 août.
L'élite du tracto-cross s'invite à Terre en Fête

Dans le cadre de la 43e édition de Terre en Fête, organisée à Moulay le samedi 15 et dimanche 16 août par les JA 53, le tracto…

Les Jeunes agriculteurs du canton de Mayenne sont aux manettes de cette nouvelle édition de Terre en fête.
Terre en Fête. « Tellement de choses à voir qu'il faut venir les deux jours »

Les Jeunes agriculteurs de la Mayenne ont entamé la dernière ligne droite dans la préparation de Terre en Fête. Rendez-vous…

Simples curieux ou supporters passionnés, les spectateurs en ont pris plein les yeux lors des courses de moiss'batt et de tracto cross sur le circuit.
Terre en Fête. De la poussière, de la sueur et le plein de bonne humeur

Chaque année, la recette fonctionne. Les 15 et 16 août, à Moulay, 10 000 visiteurs ont franchi l'entrée de la 43e…

Cette campagne 2026 s'est déroulée "dans un contexte de fortes chaleurs et de canicule, imposant une adaptation permanente de l'organisation de la coopérative", rappelle la coopérative Terrena.
Terrena. Moissons : une récolte 2026 « exceptionnellement précoce »

En ce début de mois d'août, Terrena fait le bilan des moissons 2026. "Une récolte d'été marquée par son caractère…

Shamonda Europe a été dépisté dans l'Est de la France début juillet.
Bovins. Un nouveau virus détecté, 13 départements concernés

Un nouveau virus, le Shamonda Europe, a été détecté dans l'Est de la France. Les éleveurs sont appelés à rester vigilants,…

Des dizaines d'agriculteurs ont participé à la première journée 2026 de matière sèche (JMS) proposée en Mayenne. "Des rencontres pour définir la date de récolte de vos maïs", présente l'entreprise Seenovia.
Ensilage de maïs : « On sent beaucoup d'inquiétude »

Mercredi, Seenovia organisait une journée matière sèche (JMS) en Mayenne. Le rendez-vous était donné au Gaec des Romforts, à…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53