Aller au contenu principal

Le gène « sans-corne »

En même temps que le Salon d’Agriculture, porte de Versailles, à Paris Nord Villepinte se déroulera le Salon international du machinisme agricole (Sima) et le salon de la génétique bovine européenne, le Simagena, du 24 au 28 février.

Nageuse et Nougaro porteront au Simagena les couleurs de la Mayenne et de l’élevage de Mickaël Martineau.
Nageuse et Nougaro porteront au Simagena les couleurs de la Mayenne et de l’élevage de Mickaël Martineau.
© AF

Sur le ring de présentation du Simagena, organisé par KBS Génétic, qui fêtera d’ailleurs cette année ses 20 ans d’existence, on retrouvera deux bêtes de l’élevage de Mickaël Martineau à Torcé-Viviers-en-Charnie. Nougaro-PP pour le concours et la vente aux enchères, et Nageuse, sa sœur, en présentation.

Sans corne

Adepte des animaux sans corne depuis l’achat en 2009 d’un taureau, Mickaël Martineau devrait réussir à convertir 100 % de son troupeau en sans corne d’ici 2020.

« Quand on a un hétérozygote, il y a une bête sur deux qui n’a pas de cornes. Je m’en suis fait une priorité en vendant toutes mes femelles à corne », précise-t-il. Durant le Simagena, il proposera à la vente aux enchères son taureau de 16 mois, Nougaro-PP, homozygote, « avec une valeur commerciale supérieure, puisque 99 % de ses veaux seront sans cornes à la naissance ».

C’est le fils de son tout bon taureau Jellinz-PP. En tant que producteur en viande directe, il explique : « dans le commerce, il faut toujours s’adapter à son client. Le sans corne, c’est dans l’air du temps. On parle de plus en plus de bien-être animal et l’écornage n’a pas très bonne réputation, quand ils apprennent que c’est une brûlure, ça perturbe les relations. De l’autre côté, les exploitations grandissent et les éleveurs ont moins de temps à consacrer à l’écornage. A qualité égale, une bête sans corne aura une meilleure valeur marchande, notamment l’étranger ».

Identité génétique

« J’ai toujours sélectionné mes animaux en priorité au visuel, mon premier taureau sans corne, sa morphologie me convenait. J’ai regardé ses données pour assurer ses origines maternelles et ses pesées dans sa jeunesse. Car on peut dire ce qu’on veut, de zéro a 120 jours il n’y a que le lait de la mère qui s’exprime. La viande ce n’est qu’un phénotype. J’ai toujours sélectionné mes animaux comme ça, le sans corne j’ai fait pareil. Chaque élevage a une identité génétique, tout caractère génétique se marque, se transmet, c’est des rappels de gènes. Le sans corne c’est un gène qui se transmet, qui se marque. Pour moi, c’est un confort du travail et c’est important en termes d’image auprès du consommateur. Avec un taureau, en génétique il faut anticiper cinq ans avant. Le temps d’avoir ses produits, les faire produire et influer sur notre élevage. Ça va plus vite que ça les bruits de couloir, on n’attend pas cinq ans pour avoir des bruits de couloir. Le marché change vite d’orientation par de la communication aujourd’hui », explique Mickaël.

Plus de détails dans votre Agri 53 numéro 155.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

De l’eau en quantité et de qualité
À 32 ans, Damien Bellanger vient de s’installer en Eurl à Saint-Charles-la-Forêt. Il intervient dans les domaines du pompage, du…
Limiter la pénibilité du travail par la robotisation
Au Gaec des Baronnières à Nuillé-sur-Vicoin, les exploitants ont fait le choix d’investir dans la robotisation pour l’atelier…
Chiffres records pour Bel, mais prix à la baisse pour les éleveurs
L’assemblée générale de l’organisation de producteurs APBO, livrant chez Bel, s’est tenue la semaine dernière. La baisse du prix…
De l’importance du suivi de chantier
Fabien Jegu s’est installé en Gaec, à Cuillé, en mars 2015. Avec son associé, Marcel Pannetier, ils ont dû adapter leur nouveau…
La filière allaitante inquiète pour son avenir
Alors que le ministère de l’Agriculture a dévoilé de premières réflexions sur l’architecture de la future réforme de la Pac, qui…
Une première démonstration de force
Jeudi 25 mars, devant la préfecture de la Mayenne, à Laval, près de 200 agriculteurs sont venus montrer leur détermination…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 89€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53