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Lait : « Restons vigilants sur le calcul des coûts de production »

Suite à la parution le 2 octobre dernier de la loi Alimentation, les éleveurs laitiers de la Fdsea et des Jeunes agriculteurs de la Mayenne souhaitaient exposer leurs avis au cours d'une conférence de presse, le 24 octobre 2018.

Aurélien Lambert, représentant le groupe Lait des Jeunes agriculteurs
de la Mayenne et Florent Renaudier, responsable de la
section laitière de la Fdsea de la Mayenne.
Aurélien Lambert, représentant le groupe Lait des Jeunes agriculteurs
de la Mayenne et Florent Renaudier, responsable de la
section laitière de la Fdsea de la Mayenne.
© Alexandra Foussard

Les sujets présentés étaient axés sur la construction du prix, synonyme d'une juste rémunération des éleveurs, le bien-être animal en lien avec les attentes sociétales et les problématiques d'installation pour les jeunes. « La posture était claire, tant que le premier atelier n'est pas terminé, on ne débute pas les autres », explique Florent Renaudier, responsable de la section laitière de la Fdsea de la Mayenne, regrettant notamment que le Cniel ait commencé les travaux sur le bien-être animal et les attentes sociétales alors que le travail sur la construction du prix n'est pas achevé.

Les États Généraux de l'alimentation engagés par le président de la République se sont déroulés du 20 juillet au 21 décembre 2017. Suite à cela, la loi « pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable » a été définitivement votée le 2 octobre 2018 à l'Assemblée nationale.

Juste rémunération

« Malgré les bonnes intentions de l'interprofession laitière, aujourd'hui on n'arrive pas encore à s'entendre sur la valorisation des marchés intérieurs » explique Florent Renaudier. « L'indicateur de coûts de production n'est pas le même pour chaque exploitation. Un jeune installé avec des investissements importants peut être plus vulnérable qu'une exploitation en rythme de croisière. Ainsi, les coûts de production peuvent aller de 320 EUR à 450EUR/1000L. Nous restons donc vigilants sur ce sujet car c'est vital pour notre territoire mayennais et pour les éleveurs », précise Jérôme Landais, secrétaire général de la Fdsea de la Mayenne.

Construction du prix

Parmi les grandes avancées des Ega, les éleveurs mettent en avant la construction du prix « marche en avant » : « le processus de construction du prix est inversé, il s'appuie désormais sur les coûts de production. Le producteur devient l'auteur de la proposition initiale de contrat et fait une proposition de prix ou de formule en prenant en compte des indicateurs pertinents de coûts de production, de valorisation des marchés et de leur évolution. Dans le cas où le producteur donne mandat à une organisation de producteurs, l'OP propose un accord cadre ». Un éleveur ayant fait le choix de ne pas adhérer à une organisation de producteurs sera dans l'obligation de présenter un contrat cadre à sa laiterie.

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