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Lait bio : un premier contrat tripartite signé en Mayenne

Les éleveurs bio de l’APLBC, la Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel et Carrefour ont signé, mercredi 28 avril 2021, en Mayenne, leur premier contrat tripartite pour du lait bio en bouteille 100 % recyclée et 100 % recyclable.

Signature contrat tripartite lait bio Carrefour LSDH et APLBC
Signature "champêtre" pour ce premier contrat tripartite...
© VG-Agri53

« C’est quoi cette bouteille de lait ? », est-on tenté de demander pour plagier une publicité. Et bien c’est le résultat d’un contrat tripartite, signé, mercredi midi, à Beaulieu-sur-Oudon, dans le Gaec Hivert, entre les producteurs de l’APLBC Bio, la Laiterie de Saint-Denis-de- l’Hôtel (LSDH) et Carrefour France. Une filière complète Carrefour Bio et un partenariat étroit depuis le début avec un accompagnement d’éleveurs (17 dont 8 en Mayenne) dès leur conversion en agriculture biologique.

« Plusieurs facteurs m’ont poussé vers le bio, raconte Franck Hivert, hôte du jour,  la crise du lait, l’incertitude économique avec le lait conventionnel, le voisinage de la ferme avec beaucoup d’habitations, les demandes de la société, mes enfants… J’ai commencé la conversion il y a presque 2 ans. Je me suis alors tourné vers la laiterie LSDH. » « Chez LSDH, on embouteillait déjà du lait bio pour Biolait », poursuit Philippe Leseure, directeur filière chez LSDH. Un rapprochement existait aussi avec Carrefour, grâce aux produits « C’est Qui l’Patron ?! ». Mais, comme le souligne Emmanuel Vasseneix, président de LSDH,  « c’est la première fois que l’on construit un contrat tripartite de toutes pièces ». Pour cela, la laiterie a accompagné les éleveurs pendant leur conversion. Un appui auquel le distributeur a participé puisque « la Fondation Carrefour a apporté une aide de 20 €/1 000 L », indique Martine Loyer, directrice des marques alimentaires de Carrefour. Ces 20 € sont venus s’ajouter à la prime « conversion » classique de 30 €/1 000 L, et au prix de base négocié de 450 €/1 000 L pour les éleveurs.

Première « paie » en avril

Maintenant que la conversion est terminée, les éleveurs toucheront une base de 500 €/1 000 litres de lait bio, ce dès la fin du mois d’avril. Et pendant 3 ans, car, autre atout de ce contrat, il a été signé pour 2 ans de conversion et 3 ans en bio, ces trois années étant reconductibles. « En changeant de laiterie, on est passé de la distance à la proximité », sourit Franck Hivert, soulignant « l’écoute et la réactivité » de LSDH. « Nous avons été reboostés dans notre métier d’éleveurs », ajoute-t-il avec son épouse Émilie.

Agrandissement du cheptel et sole revue

Le sourire de Franck en dit long. « Déjà, en voyant le contrat de la conversion, les banques nous ont suivis pour nos investissements. » Le Gaec a agrandi la stabulation d’au moins 40 %, le cheptel est monté à 85 Montbéliardes et un second robot,  « une occasion reconditionnée du même modèle », est venu complété le Lely A4 déjà en place. En changeant de laiterie, il a fallu aussi acquérir un tank. Le Gaec a opté pour un Fullwood Packo à refroidissement à glace (coût, 28 000 €).
La sole a changé : fini les cultures de vente.  « Il reste 20 ha en maïs et 6 ha en méteils, le reste des 92 ha, c’est de l’herbe. »
Côté alimentation du cheptel, tout a été revu. « Nous sommes passés d’une ration à base de maïs à une ration avec 3/4 d’herbe et 1/4 de maïs, plus 1 kg de complément par VL/jour pour apporter des protéines. À part ce complément, nous sommes autonomes. »Le maïs est bio depuis l’an dernier. Là, il sera semé vers le 15 mai.  « On perd environ 2 t de MS/ ha avec le maïs bio, mais j’étais à 12 t en conventionnel. » Il fera entre 1 à 3 passages de herse étrille pour désherber au départ, puis, sans doute 2 passages de bineuse.

Quant à la bouteille de lait, elle aussi apporte du neuf. Elle n’est fabriquée qu’avec du plastique recyclé et elle est 100 % recyclable. Une démarche volontairement écologique qui va de pair, pour les signataires, avec le lait bio. Originalité, elle est de couleur grise et sur l’étiquette figure le portrait de Émilie Hivert, que les consommateurs devraient trouver dans tous les Carrefour en mai. Un nouveau produit pour le distributeur, sur une base de 10 millions de litres de lait par an. Voire plus, si les consommateurs se ruent sur la bouteille grise. En attendant, le couple Hivert vit « plus sereinement ».

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