Aller au contenu principal

La Safer participe à la valorisation du patrimoine foncier

La Safer a un rôle de régulation du marché foncier et d’accompagnement des agriculteurs dans la gestion de leur transmission. Ainsi, elle les aide notamment à valoriser leur patrimoine foncier par la vente ou la location.

© L.G

« La Safer a fait de la transmission sa spécialité ». C’est ce qu’affirme Lionel Dujarrier directeur départemental de la Safer en Mayenne. En 2019, elle en a accompagné une cinquantaine. Dans ce cadre, elle aide les agriculteurs dans la gestion de leur patrimoine foncier et plus précisément dans sa valorisation. Deux possibilités s’offrent aux propriétaires : vendre leurs biens et toucher directement leur capital, ou louer leur foncier. « Ils gardent alors un capital dont la valeur augmente d’ailleurs depuis ces dernières années. Cependant, il ne faut pas oublier que cela est cyclique et que le prix du foncier monte et baisse. » Dans les deux cas, l’organisme aide les exploitants dans les différentes étapes de la valorisation.

Accompagner la vente du foncier

La Safer a un rôle de régulation du marché foncier. « Notre objectif est notamment de lutter contre la spéculation », explique Lionel Dujarrier. Pour cela, elle possède un droit de préemption avec révision des prix. Dans les faits, elle n’utilise que très rarement ce droit. Cela représente moins de 1 % des surfaces notifiées à la Safer. « Il y a donc un lien direct entre nous et la valorisation du patrimoine foncier puisque c’est nous qui estimons sa valeur. » Celle-ci est déterminée par un conseiller foncier qui se rend sur le terrain. « Nous regardons la qualité des terres, le marché local, l’offre et la demande... » Lorsqu’un exploitant propriétaire souhaite vendre son patrimoine foncier, il contacte la Safer. Celle-ci se charge de trouver un repreneur. Elle publie un appel à candidatures sur son site, en mairie « et également dans Agri53 ». Les candidats ont alors 15 jours pour déposer leurs dossiers. Une rencontre est organisée avec un conseiller puis la candidature est présentée à un comité technique composé de professionnels.

Aide à la location

Si un exploitant souhaite louer ses terres, il peut également solliciter l’aide de la Safer. La valorisation se fait par le fermage. Dans ce cas, la Safer se charge de trouver un locataire. Tout comme pour la vente, elle publie un appel à candidatures et passe par le comité technique. À la suite de celui-ci, le candidat rencontre le bailleur qui est en droit de refuser le contrat. « Cela n’arrive que très rarement », précise Lionel Dujarrier. Tout nouvel agriculteur doit avoir l’accord du propriétaire et une autorisation préfectorale pour exploiter les terres. En ayant recours à la Safer, il peut obtenir cette autorisation sans passer par la préfecture. « Suite au comité technique, la direction régionale de l’agriculture étudie les dossiers et donne son approbation. » Bénéficier de l’accompagnement de la Safer pour louer ses terres présente ainsi plusieurs avantages. « Le service Safer vise à suivre l’ensemble de la transmission dans une logique de maintien d’une unité d’exploitation. Cela simplifie aussi les démarches qui sont de plus en plus compliquées et permet au cédant de valoriser son patrimoine bâti. » La Safer peut également accompagner les locataires dans la gestion de leur patrimoine foncier. Par exemple, la Safer conseille aux agriculteurs ne pas construire sur des terres dont ils ne sont pas propriétaires. « Il y a des bailleurs qui ne veulent absolument pas vendre et lorsque l’éleveur souhaite céder son exploitation, son bâtiment ne lui appartient plus, car, au bout de 20/25 ans, il revient au détenteur du sol. Celui-ci peut aussi exiger la destruction du bâtiment... »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Julien Denormandie, ministre de l'Alimentation et de l'Agriculture
Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture : « Les NBT, ce ne sont pas des OGM »
Dans un entretien accordé à Agra presse, Les Marchés et Réussir.fr, le ministre de l’Agriculture prend position en faveur d’un…
Jean-Baptiste Vallée, directeur du développement pour les ressources humaines du Groupe Lactalis.
Le Groupe Lactalis va former 150 jeunes chaque année
Le Groupe Lactalis investit dans l’apprentissage. Son Centre de formation va ouvrir cette année, à Laval. 150 jeunes y seraient…
Les nappes ne manquent pas d’eau
Le service géologique régional du Brgm, qui gère depuis 2003 le réseau de suivi piézométrique patrimonial du département de la…
Faut-il faire des analyses de reliquats cette année ?

Sur la période du 1er septembre au 10 janvier, avec 322 mm, nous sommes exactement au niveau de la moyenne sur 30…

Convois agricoles : les règles pour circuler en sécurité
Un convoi agricole en règle, c’est éviter les risques pour soi et pour les usagers. Avec du matériel de plus en plus imposant,…
Comment gagner de l’argent en vérifiant simplement votre ration ?
En élevage laitier, plus de 50 % des charges opérationnelles sont liés à la nutrition. Optimiser l’efficacité alimentaire est…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 89€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53