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La production fruitière en Pays de la Loire

Cinquième région française de production fruitière (tous fruits confondus), la région des Pays de la Loire est très présente à l’exportation dans le secteur de la pomme de table. Celui-ci génère de nombreux emplois tout au long de la filière.

© CAPdL

On estime ainsi à près de 8000, les emplois directs sur les exploitations et dans les stations fruitières (tri, stockage et conditionnement des fruits) auxquels s’ajoutent les emplois générés dans le domaine de la mise en marché (expédition, gros, distribution), et dans les structures professionnelles: sélection, recherche, expérimentation, enseignement, conseil...

Quatrième région française de production de pommes de table

Avec 7 700 ha de vergers, la région des Pays de la Loire  se situe :

-        Au 5e rang national en termes de surfaces de vergers,

-        Au 4e rang pour la production de pommes de table, derrière les régions Provence Alpes Côtes d’Azur, Nouvelle Aquitaine et Occitanie,

-        Au 1er rang pour les petits fruits rouges (30% du marché national)

La pomme de table occupe les deux tiers des surfaces ligériennes de fruits et représente 89 % des volumes produits (233 000 tonnes en 2017) devant la pomme à cidre (28 000 tonnes) et la poire de table (12 000 tonnes). Les petits fruits rouges sont également très présents, avec une forte prédominance du cassis destiné à la fabrication de liqueur.
Au cours des dix dernières années, le verger de pommes a vu ses surfaces se réduire de près de 30%, mais les surfaces se stabilisent depuis 2013.

Un poids important de l’exportation

En terme variétal, les variétés traditionnelles de pommes (Golden, Gala, Breaburn, Granny) côtoient de nouvelles variétés en développement, soutenues par une politique active de marketing (Pink Lady, Ariane, Jazz, dites variétés « club »). Aujourd’hui, le dynamisme de la pomme est tiré par ces variétés « club » ainsi que par les variétés de terroir, qui sont retenues préférentiellement par les producteurs en circuit court et en agriculture biologique.

Commercialement, la filière pommes de table est largement tournée vers l’extérieur :

-        Plus de 80 % de la production régionale est expédiée en dehors de la région selon nos estimations,

-        Et l’exportation représente 40 à 50 % des débouchés selon les années, dont 10 % vers le grand export (hors UE), alors que la consommation française connaît une baisse tendancielle.

-        Les importations sont peu importantes (10% de la consommation environ) et principalement de contre saison.

Des enjeux qualitatifs, commerciaux et démographiques

Sur la période récente, plusieurs évènements géopolitiques ont pesé sur les débouchés : embargo russe en 2014, puis fermeture du marché algérien il y a 3 ans. La filière s’organise pour retrouver de nouveaux débouchés, en particulier vers l’Asie, marché porteur mais encore émergent : Chine, Inde, Vietnam…
Par ailleurs, la concurrence intra-européenne s’accroit, en particulier en provenance de la Pologne, qui a réorienté ses exportations vers l’UE suite à la perte du marché russe.

Face à cette concurrence à bas prix, la France met l’accent sur la qualité (diversité variétale) et sur des modes de production de plus en plus respectueux de l’environnement (marque de filière Eco responsable). Sur le plan commercial, elle valorise les synergies entre bureaux de vente (rapprochement récent de la coopérative des Vergers d’Anjou avec la Coopérative Blue Whale, leader national), et entre secteurs géographiques (avec le Sud-Ouest notamment) ce qui permet des complémentarités sur les variétés de fruits et sur la saisonnalité !

Enfin, comme toutes les filières agricoles, la production fruitière est confrontée au vieillissement de ses actifs. Elle doit préparer la transmission des vergers, opération lourde en termes de capital, ainsi que le renouvellement de ses actifs salariés.

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