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La FDSEA convoque Lidl

Mercredi 29 juillet, la FDSEA a rencontré Michel Biéro, le directeur exécutif achats et marketing de Lidl France. Cet échange fait suite à des opérations syndicales menées en GMS en juin. Celles-ci avaient révélé des problèmes d’étiquetages et d’origine au sein des rayons du distributeur.

La rencontre avec Michel Biéro a débuté au Lidl de Saint-Berthevin, magasin dans lequel plusieurs incohérences avaient été relevées par la FDSEA à deux reprises quelques semaines auparavant.
La rencontre avec Michel Biéro a débuté au Lidl de Saint-Berthevin, magasin dans lequel plusieurs incohérences avaient été relevées par la FDSEA à deux reprises quelques semaines auparavant.
© CL

Ce mercredi 29 juillet, la FDSEA de la Mayenne s’est entretenue avec Michel Biéro, directeur exécutif de Lidl France. À ce titre, il est en charge des achats et du marketing. Cette rencontre fait suite à des actions antérieures, menées en juin par le syndicat. À la sortie du confinement, la FDSEA a réalisé des opérations de vérification dans les GMS du département. « L’objectif était de regarder les prix pratiqués, l’origine et l’étiquetage », rappelle Mickaël Guilloux, secrétaire général de la FDSEA.  Les agriculteurs avaient alors remarqué plusieurs incohérences, notamment dans le magasin Lidl de Saint-Berthevin. « Il y avait des défauts de mise en avant de produits français et, à notre goût, beaucoup trop de pro-duits non français surtout dans le rayon volailles.»

Une situation qui a d’autant plus surpris le syndicat que le distributeur a, à plusieurs reprises, affirmé sa volonté de travailler avec des produits français. « Nous avons donc contacté M. Biéro pour lui faire part de nos remarques et lui proposer un rendez-vous. »

« Lidl veut des volailles 100 % françaises »
La rencontre a débuté au Lidl de Saint-Berthevin et s’est terminée à la Maison des agriculteurs. Celle-ci avait plusieurs objectifs : échanger autour de la présentation des produits en magasin, expliquer le fonctionnement des contrats tripartites à l’intérieur des filières et aborder la question de l’autosuffisance. « Une volaille sur deux, consommée en France, est importée, car les industriels manqueraient de volumes. Les agriculteurs sont prêts à fournir plus, à voir si Lidl est prêt à les acheter. » Une interrogation à laquelle le distributeur a répondu positivement. « Aujourd’hui, le fait d’avoir des volailles étrangères dans nos rayons ne me semble pas choquant. Par contre, cela fait 5 ans que Lidl veut 100 % de volailles françaises. Il n’y a pas d’équivoque. Sauf qu’en face nous avons des industriels qui nous affirment que cela n’est pas possible », indique Michel Biéro. Ce dernier a également tenu à rappeler que 75 % de la volaille vendue par Lidl est d’origine française.

Échanger avec les industriels

« Aujourd’hui, nous avons 5 000 éleveurs français engagés dans un contrat tripartite avec nous. Cela représente 25 % de nos ventes en lait et 20 % en viande bovine. Ce n’est pas suffisant, mais pour faire plus, il faut que les industriels soient d’accord », indique Michel Biéro. Face à la situation, la FDSEA et Michel Biéro ont exprimé leur volonté de rencon-trer les industriels, notamment de volailles, à l’automne. 
L’objectif est de consolider la filière viande française et de favoriser le « manger français ». « Nous souhaitons travailler dans une logique de dynamique positive. Notre but est que le producteur, l’industriel et le distributeur s’y retrouvent. Nous ne voulons pas agir contre les in-dustriels, mais avancer ensemble », insiste Mickaël Guilloux.

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