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La croissance de l’herbe se stabilise

Les mesures réalisées dans les fermes du 12 au 18 mai montrent qu’il y a de la croissance, mais elle a été freinée par des températures basses et un fort vent d’Est, ainsi que quelques orages très localisés. La croissance moyenne régionale situe à 49 kg, au lieu de 64 la semaine dernière.

© Chambre agriculture

Des épis à gérer…

Les parcelles en RGA n’ayant pas été pâturées ou fauchées dernièrement arrivent ou vont arriver à épiaison. Cela peut compliquer leur gestion en pâturage. Pour cela plusieurs solutions se présentent selon la situation. Dans le cas où l’exploitation dispose de plus de 12 à 14 jours d’avance, des débrayages sont à envisager et peuvent permettent de faucher en priorité ces parcelles. Ne pas attendre pour faucher dans le but d’assurer une repousse tant que l’humidité du sol est présente et que les températures maximales journalières restent entre 20 et 25°C. Dans le cas où il y a peu de jours d’avance et dans le but de ne pas diminuer la surface de pâturage, du topping peut être réalisé dans ces parcelles. C’est aussi le cas si l’on s’attend à avoir beaucoup de refus. Cela permettra de bien valoriser l’herbe disponible par des animaux à besoin modéré (vaches taries, génisses, bœufs, vaches laitières en fin de lactation). Enfin, la fauche de refus permettra de rattraper des pâturages avec des hauteurs sorties trop importantes et des plateaux de tallage trop élevés.

et des indésirables

Les chardons arrivent au stade stratégique du bourgeonnement. Suivant les espèces, les expositions des parcelles, les natures de terres ainsi que les pratiques de conduite, ce stade peut varier. Après qu’il ait fait « l’effort » de bourgeonner, l’objectif est de l’empêcher d’aller jusqu’à la production de graines en « raccourcissant » son organe végétatif. Il doit alors puiser dans ses réserves pour remonter à graines et ainsi de suite. La bonne herbe doit être consommée par les animaux et non subir le broyage ou la fauche, cela permet de « réduire » la végétation indésirable. Celle-ci sera ensuite détruite par un moyen mécanique. Pour choisir le matériel, on peut partir d’une application simple. S’il y a beaucoup d’herbe, la faucheuse sera mieux adaptée pour faciliter la repousse, avec un coupe franche et non lacérée. En revanche, s’il ne subsiste que des indésirables suite à un bon pâturage, un broyeur respectant la hauteur de sortie du pâturage en assurera une bonne destruction. Ces pratiques s’appliquent bien aux chardons (« Marie » et « des champs »), ainsi que sur les différents rumex et ronces. Sur les orties, il est préférable de faire une fauche avant de faire passer les animaux car, préfanées, elles se consomment bien.

De bonnes perspectives

Les deux semaines à venir devraient connaitre une pousse soutenue. Les parcelles fauchées début mai pourront réintégrer le circuit de pâturage. Celui-ci pourra ainsi se poursuivre jusqu’à début juin avec des graminées feuillues et du trèfle blanc en plein développement, gage de qualité.

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