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Journée lait : l’organisation du travail à l’honneur

Agriculteurs et étudiants se sont rassemblés, mardi dernier, à la salle Pléiade de Louverné pour une journée d’écoute de conférences et de témoignages autour de la thématique de l’organisation du travail dans une exploitation laitière.

Plus de 130 éleveurs se sont rassemblés à Louverné pour la journée lait, le 5 février 2019.
Plus de 130 éleveurs se sont rassemblés à Louverné pour la journée lait, le 5 février 2019.
© RW

« Vous ne servez pas de lait ? », plaisante un agriculteur au comptoir au moment du café d'accueil. La journée lait, organisée tous les deux ans par la Chambre d’agriculture de la Mayenne, cette année en partenariat avec Seenovia, a rassemblé environ 130 agriculteurs et quelques étudiants dans la salle Pléiade de Louverné. L’occasion d’aborder le sujet de l’organisation et l’optimisation du temps travail dans les exploitations laitières.

« L’élevage est en pleine mutation. Les exploitations ont saturé leurs outils et leurs Hommes », souligne Karine Foret élue Seenovia, pour lancer les interventions de constats et de conseils autour de la problématique : « comment se dégager du temps sur son exploitation ? ».

60 heures par vache par an

Avec l’appui de plusieurs études, Emmanuel Beguin, chef du service approche social et travail en élevage à l’Institut d’élevage, fait un état des lieux des conditions de travail de la filière. Il met en avant quatre paramètres à prendre en compte et à questionner pour évaluer l’efficacité de la gestion d’une exploitation. Tout d’abord, les motivations de l’agriculteur, sa capacité à s’organiser, ses habitudes de travail. Ensuite la taille du troupeau, il explique notamment, que pour un agriculteur qui souhaite avoir un jour de libre par semaine et une semaine de congé par an : « Il faut compter 60 heures par vache chaque année. Le seuil par unité de main-d’œuvre est donc de 45 vaches ». Les équipements sont également un paramètre important de l’efficacité de l’exploitation : robots, roto, alimentation mécanisée, le raclage, curage, paillage et l’ergonomie des bâtiments ont un impact direct sur le temps de travail. Enfin le type de système, par exemple la part du pâturage et la structure de l’exploitation, joue également sur les conditions d’activité des exploitants.

La suite, dans votre Agri 53 numéro 155.

En chiffres :

• 43 % des éleveurs de bovins lait s’absentent moins de deux jours de suite par an.

• 57 % des éleveurs de bovins lait s’absentent moins de dix jours de suite par an.

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