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« Il faut des milliers d’euros par mois pour entretenir une écurie »

Depuis la mise en place du confinement décidé par le Gouvernement, les structures équestres subissent de plein fouet la perte économique qui en découle.

Pascal Réauté, responsable de la section équine à la Fdsea de la Mayenne.
Pascal Réauté, responsable de la section équine à la Fdsea de la Mayenne.
© Agri53

Les courses sont suspendues jusqu’au 30 avril inclus, il en est de même de l’activité des centres équestres et des compétitions sportives, en fonction de l’évolution de l’épidémie et des mesures mises en place par le Gouvernement. Depuis le 18 mars, et jusqu’à nouvel ordre, les 13 500 points de prise de paris physiques sont fermés. Si la situation ne déplaît pas aux poneys et chevaux qui profitent de l’herbe de printemps et du soleil durant cette mise en repos forcé, notamment dans les centres équestres et les écoles de formation, ce n’est pas la même chose pour les trésoreries. Comme toute filière animale, les animaux nécessitent d’être entretenus quotidiennement. Entre alimentation, soins, entretien des écuries, salaires et autres charges constantes, la facture est salée lorsqu’aucune rentrée d’argent ne pèse dans la balance. Même si dans la plupart des cas, une partie des salariés, comme les moniteurs d’équitation, sont mis au chômage partiel, faute de cours à réaliser. « Ce n’est pas avec 1 500 € par mois promis par le Gouvernement que les structures vont s’en sortir », précise Pascal Réauté, responsable de la section équine de la Fdsea de la Mayenne. « Il faut des milliers d’euros par mois pour entretenir une écurie », ajoute-t-il. Pour les établissements proposant des pensions, les versements continueront de s’effectuer, mais la charge de travail qui leur incombe est encore plus importante qu’à l’ordinaire, puisque les propriétaires n’ont pas le droit de venir s’occuper de leurs chevaux. Rappelons qu’un responsable de site risque une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an et une amende dont le montant peut atteindre 15 000 euros s’il ne respecte pas cette interdiction. Plutôt dissuasif. Report et délai de paiement Les entreprises en difficulté pour le paiement de leur imposition à la suite de la mise en place des mesures de lutte contre le Covid-19 peuvent demander à bénéficier d’un délai de paiement ou d’une remise d’impôt direct. Les employeurs ont pu reporter tout ou partie du paiement de leurs cotisations salariales et patronales. La date de paiement de ces cotisations pourra être reportée jusqu’à trois mois. Le Gouvernement a mis en place un dispositif exceptionnel de garanties permettant de soutenir le financement bancaire des entreprises, à hauteur de 300 milliards d’euros. Les entreprises de toutes tailles, quelles que soient leurs formes juridiques, peuvent demander à leurs banques habituelles un prêt garanti par l’État pour soutenir leur trésorerie.

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