Cerfrance Mayenne - Sarthe
IA : « Les intelligences ne s'opposent pas »
Cerfrance Mayenne - Sarthe a invité le conférencier Samuel Gaulay, lundi 16 mars à l'Espace Mayenne. 1 000 personnes sont venues l'écouter parler d'intelligence artificielle, mais pas que.
Cerfrance Mayenne - Sarthe a invité le conférencier Samuel Gaulay, lundi 16 mars à l'Espace Mayenne. 1 000 personnes sont venues l'écouter parler d'intelligence artificielle, mais pas que.
Lundi 16 mars, à l'Espace Mayenne, Samuel Gaulay a fait toucher du doigt la puissance de l'IA aux 1 000 invités de Cerfrance Mayenne - Sarthe. L'expert de l'IA est monté sur scène accompagné de son robot Nao, pour une conférence interactive d'une heure, dynamique et passionnante.
Le sujet de l'intelligence artificielle peut fasciner, ou faire douter. En préambule, Philippe Lainé, président Cerfrance Mayenne - Sarthe, et Laurent Marc, directeur par intérim, ont rappelé l'importance grandissante de l'outil au sein de l'entreprise. « Aujourd'hui, 50 % de nos collaborateurs utilisent l'IA, a indiqué Laurent Marc. C'est du temps de gagné pour renforcer le lien avec les adhérents et consacrer plus de temps à les conseiller. » Il a été complété par Philippe Lainé : « L'IA, il y en a un peu partout mais on ne le sait pas vraiment. Nous devons accompagner les adhérents dans la prise en main de ces outils. »
« Avec l'IA, on réveille notre plus vieille peur »
Samuel Gaulay, conférencier international, voue une passion pour la combinaison des intelligences, à savoir l'intelligence artificielle (IA), l'intelligence biologique, humaine (IB), et l'intelligence collective (IC). « Plus il y a de communication dans une entreprise, plus elle devient intelligente. Dans un groupe, il faut distribuer la parole », introduit-il avant de rappeler qu'avec l'IA, « on réveille notre plus vieille peur, celle de précipiter notre fin », en faisant référence au film Terminator. Pour Samuel Gaulay, « l'IA va tellement vite qu'on ne la distingue plus de la magie ». C'est là que Nao, son robot, entre en scène. Un homme du public, sélectionné au hasard, se place face à lui et pense à un chiffre entre 1 et 9. Nao énumère les chiffres un à un et parvient à trouver le bon ! « Alors, technologie ou magie ? » demande Samuel Gaulay au public. À la large majorité, la technologie l'emporte. « Êtes-vous sûrs de vous ? », complète-t-il. Là, le doute s'installe. « Si demain l'IA sait tout faire, quelles capacités l'humain va-t-il développer ? », questionne le conférencier avant de développer sa propre utilisation de l'IA : « Du lundi au vendredi, chaque jour pendant une heure et demie, j'améliore mon exécution grâce à l'IA : comment peut-elle améliorer mon quotidien ? Et puis le vendredi après-midi, j'explore les capacités de l'IA. »
Avec le Cerfrance, Samuel Gaulay a préparé un cas de figure parlant pour le public, qu'il diffuse sur grand écran : « J'ai développé avec l'IA une application en un week-end. J'ai créé des missions, des tâches, comme celle qui va m'aider à bien accueillir un apprenti sur mon exploitation agricole. Tout cela a été possible car j'ai moi-même apporté à l'IA plusieurs fichiers indiquant qui je suis, quel sera mon public, mes attentes, etc. »
« L'éthique prévaut sur la rentabilité économique »
Durant cette conférence, il fut également question d'éthique : « En France, nous avons de la chance car on cherche à encadrer l'IA. C'est ce qui va garantir son bon usage. L'éthique prévaut sur la rentabilité économique. Si l'IA améliore nos tâches répétitives, je trouve que c'est une bonne nouvelle. A nous ensuite d'orchestrer les trois intelligences IA + IB + IC pour aller dans le bon sens. Grâce à l'IA, l'agriculteur pourra par exemple étudier les données climatiques en temps réel pour mieux piloter son activité. Il aura également plus de temps pour renforcer le lien avec son réseau local. Le bon usage de l'IA, c'est surtout de bien l'utiliser grâce à l'esprit critique. Les intelligences ne s'opposent pas, elles s'additionnent. » Pour résumer, « la puissance de la collaboration des trois intelligences IA+IB+IC est supérieure à la force brute des trois séparées ».
Facturation électronique : piqûre de rappel
Philippe Lainé, président Cerfrance Mayenne - Sarthe, et Laurent Marc, le directeur, ont profité de la présence de nombreux adhérents pour rappeler l'obligation, pour les entreprises, d'être en capacité de recevoir des factures électroniques à compter du 1er septembre 2026. " Le législateur a tout prévu, y compris des sanctions... ", a précisé Laurent Marc. " Le Cerfrance est prêt, donc nous allons maintenant vous aider à passer à la facture électronique. Le 1er septembre 2026, c'est demain ! ", a-t-il poursuivi, rappelant que 85 % des adhérents sont tout de même déjà inscrits sur la plateforme agréée.