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Haies : la jeunesse mayennaise veille sur le bocage

Lundi 14 novembre 2022, la Fédération régionale des chasseurs (FRC) des Pays de la Loire organisait une plantation de haies bocagères sur la propriété de David Madiot à La Fleurière, à Montsûrs, avec l'aide des élèves du lycée Rochefeuille (Mayenne).

Au pied de la haie, l'équipe de jeunes planteurs, avec leurs encadrants.
© GM-Agri53

Le déroulement de cette journée est venu d’un projet du propriétaire des lieux, David Madiot, à La Fleurière, à Montsûrs. Un projet de plantation de haies, de création et de restauration de mare, dont il a fait part en avril dernier à la Fédération régionale des chasseurs (FRC) des Pays de la Loire.

« À la FRC, on l’accompagne à la plantation en lui proposant des plantes, notamment. Ce projet est possible grâce au fonds d’éco-contribution, dont les financements proviennent de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Les fonds sont 100% dédiés à la valorisation de la biodiversité, que ce soit par les aménagements, par des recherches (inventaires, comptages, suivis d’espèces) ou encore de l’éducation à la nature », précise Gaëtan Chapolard, chargé de mission Agriculture et biodiversité à la Fédération régionale des chasseurs des Pays de la Loire (antenne de la Mayenne).
 

Faire d'une pierre deux coups

Lundi 14 novembre, l’occasion était toute trouvée pour faire d’une pierre deux coups : de l’aménagement avec la plantation des haies et de l’éducation à la nature avec la présence de lycéens mayennais. Une dizaine de jeunes du lycée Rochefeuille, à Mayenne, tous en classe de première Bac Pro GMNF (Gestion des milieux naturels et de la faune), se sont ainsi retroussés les manches pendant toute la journée. « Ce partenariat avec les lycéens est une première pour nous. On espère pouvoir pérenniser l’opération. C’est du gagnant-gagnant, ajoute Gaëtan Chapolard. Faire participer des jeunes, c’est un avantage, ça leur fait prendre conscience de l’importance des haies, notamment dans le monde agricole. Malheureusement, la haie bocagère a plus tendance aujourd’hui à disparaître, malgré toutes les plantations qui peuvent être réalisées à droite à gauche. Par ailleurs, d'autres aménagements pour la biodiversité sont également prévus sur le territoire, comme des restaurations de mares et la création d'arbres têtards ».

Une double haie de 400 mètres

Olivier Morin, enseignant au lycée Rochefeuille dans la filière Bac Pro GMNF, était également sur place lundi pour accompagner ses élèves. « Cette formation sur trois ans est vraiment orientée vers l’aménagement des espaces naturels. Aujourd’hui, l’opération entre dans le cadre d’un « chantier-école », une démarche de formation qu’ils effectuent environ deux semaines par an. En général, les chantiers plantation sont davantage réservés aux élèves de seconde. Cette année, ils sont destinés aux classes de première puisqu’il y avait un double projet : restauration de mare et plantation de haie de 2 x 200 m, ce qui va tout à fait dans le contenu de notre formation », assure-t-il.

« Aujourd’hui, il est essentiel de replanter après tout ce qui a été fait ces 40 ou 50 dernières années, période durant laquelle notre bocage a été malmené, mais aussi d’essayer de préserver au maximum ce qui est encore existant. La haie est une richesse pour notre bocage, pour la biodiversité de notre paysage et permet par exemple d’éviter l’érosion. C’est le message que l’on transmet à nos jeunes. Enfin, elle a toute sa place chez les agriculteurs, notamment pour répondre au fort besoin actuel en bois déchiqueté », conclut-il.

 

 

 

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