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FNC et Label EquuRES pour le bien-être équin

Il existe désormais une équivalence entre le label EquuRES et la charte nationale pour le bien-être équin de la Fédération nationale du cheval (Fnc). Cette collaboration a pour but d’accompagner les professionnels dans la poursuite de leurs pratiques en matière de bien-être équin. Le label s’intéresse également à la protection de l’environnement.

© A.F

Les structures équestres labellisées EquuRES sont désormais engagées dans la charte nationale pour le bien-être équin. Créée en 2016 et mise en place par la Fédération nationale du cheval (Fnc), cette charte ne disposait pas de certification. « Ceux qui sont intéressés par la charte peuvent maintenant se tourner vers le label et cela permet à la FNC de développer sa charte », explique le label EquuRES, créé en 2014 en Normandie et élargi à l’échelle nationale en 2016. La charte se compose de huit mesures qui évalue le bien-être équin, dont notamment la garantie d’un bon approvisionnement en eau et en nourriture, l’environnement et l’aménagement du lieu de vie des chevaux, le respect de leur caractère, la prise en charge des soins, la façon dont est gérée leur fin de vie, etc. Le label prend en compte 19 critères s’agissant du bien-être équin et inclut ceux de la charte.

Accompagner et conseiller

En plus du bien-être équin, le label prend en compte la protection de l’environnement. « Nous regardons le lieu d’approvisionnement en foin qui ne doit pas être à plus de 300 km de la structure, la consommation d’eau et d’électricité, les moyens mis en œuvre pour les réduire, la non-utilisation de produits phytosanitaires, la mise en place de pâturages tournants, le tri sélectif, etc. », explique le label. Au total, près de 85 structures comme des centres équestres, des élevages ou des hippodromes ont reçu le label. « 80 % sont au niveau 1, nous les accompagnons pour évoluer vers les niveaux 2 et 3. » En Mayenne, l’atelier hippique de l’Agricampus de Laval et le centre équestre du Grand-Montgenard sont tous deux labellisés EquuRES. Pour prétendre au label, les structures effectuent un autodiagnostic et envoient un dossier. Le label vérifie ensuite les informations en se rendant sur place et sur factures par exemple. Il est valable trois ans et peut être réévalué tous les ans. «Tous les ans, nous réévaluons ceux qui souhaitent monter en niveau, ceux qui ont fait de gros changements sur leur structure ou alors au hasard », indique le label.

Le bien-être animal, au cœur des préoccupations

Pour justifier ce nouveau partenariat, le label EquuRES souligne l’importance du bien-être animal dans la filière équine, mais aussi dans la société en générale ces dernières années. « C’est important pour les professionnels, mais aussi pour les parents qui inscrivent leurs enfants dans un club ou pour les propriétaires qui cherchent une pension pour leur cheval », note le label. 24 structures supplémentaires ont été labellisées en 2019, contre 15 en 2018. « Nous avions démarré fort en 2020 avec déjà 11 nouveaux labellisés. » Les dossiers étaient en pause avec la crise sanitaire de la Covid-19 et commencent à reprendre. À l’heure où le bien-être animal et la protection de l’environnement sont devenus des sujets incontournables, le label espère inciter les structures à mettre en place des bonnes pratiques ou, mieux encore, qu’elles se créent et se développent à partir de ses critères.

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