Aller au contenu principal

Faire pâturer un grand troupeau laitier

Mardi 28 mai, une rencontre technique est organisée par la Chambre d’agriculture de la Mayenne, à Javron-les-Chapelles, sur le pâturage, au Gaec du Tertre de Villeray. L’accent sera mis sur les grands troupeaux.

À la tête d’un troupeau de 170 laitières de race Normande, le Gaec du Tertre de Villeray, à Javron-les-Chapelles, s’est lancé dans le pâturage tournant dynamique l’an dernier. Il est suivi à la Chambre d’agriculture par Stéphanie Guibert.
À la tête d’un troupeau de 170 laitières de race Normande, le Gaec du Tertre de Villeray, à Javron-les-Chapelles, s’est lancé dans le pâturage tournant dynamique l’an dernier. Il est suivi à la Chambre d’agriculture par Stéphanie Guibert.
© SG - CA53

La Chambre d’agriculture de la Mayenne invite à une après-midi d’échanges mardi 28 mai, dès 14 h au lieu-dit La Couasnière à Javron-les-Chapelles. Cette rencontre technique sera l’occasion de partager l’expérience du Gaec du Tertre de Villeray en matière de gestion de l’herbe. À la recherche de simplicité et de confort dans le travail sans dégrader les résultats économiques, les exploitants ont misé sur le développement du pâturage avec technicité et efficacité dans la ration de différents lots d’animaux de l’exploitation.

« Nous travaillons avec cette exploitation depuis plusieurs années », explique Stéphanie Guibert, conseillère prairie, chargée de projets sur les prairies et les fourrages à la Chambre d’agriculture de la Mayenne. Le Gaec du tertre de Villeray, dans lequel sont associées cinq personnes, est en effet suivi en réseau d’élevage lait, « mais également sur le pâturage. Ce Gaec fait notamment partie du réseau de suivi de croissance de l’herbe. » L’exploitation est également impliquée dans deux projets de recherche que la Chambre d’agriculture de la Mayenne réalise actuellement : l’un « sur la valorisation de l’herbe au pâturage », l’autre « sur l’innovation autour des prairies ». Si elle sert mardi de « modèle » pour expliquer la gestion d’un grand troupeau avec du pâturage, l’exploitation ne fonctionne pas pour autant uniquement à l’herbe, mais avec un mixte prairie et ensilage de maïs. « C’est une exploitation, dans son fonctionnement, assez typique de ce qui se fait en Mayenne qui combine à la fois le maïs ensilage sur la période hivernale et une part importante d’herbe pâturée pendant toute la période du printemps et de l’été », résume Stéphanie Guibert.
Côté innovation, l’exploitation s’est orientée récemment vers le pâturage tournant dynamique. « Elle l’a vraiment mis en place en 2018, souligne Stéphanie Guibert. Il s’agit d’une évolution progressive vers davantage de pâturage, les exploitants recherchant à la fois des résultats économiques intéressants et de la simplicité et du confort dans le travail. » Le Gaec s’est aussi adapté avec « une réimplantation de surface en prairies pour augmenter la surface accessible au pâturage avec un parcellaire qui permettait les hectares suffisant autour ». L’exploitation a la chance d’avoir un parcellaire groupé autour des bâtiments des deux sites principaux. Pour les pâtures, le parcellaire a donc été réorganisé afin que les vaches disposent « d’une parcelle par jour, parfois pour deux jours, parfois seulement une demi-journée. Nous sommes sur des paddocks qui font 1,70 ha ». Certains paddocks sont encore un peu plus petits, « environ 1,40 ha ». C’est lié à la taille précédente du troupeau. « Il y a donc eu toute une organisation du parcellaire avec clôtures, abreuvoirs, chemins, adaptée pour cette organisation au pâturage et surtout à l’effectif important de vaches laitières qui est de 170 têtes. »

Rendez-vous mardi 28 mai

De 14 h à 17 h, l’après-midi s’articulera autour de 4 thèmes

• L’herbe pâturée au cœur du système :

-        Place dans la ration, marge sur le coût alimentaire,

-        Rendement de l’herbe valorisée au pâturage – Herbvalo,

-        Diagnostic d’autonomie protéique – Devautop

• Aménagement du parcellaire

-        Organisation des paddocks,

-        Mise en place des chemins d’accès, du réseau d’eau et des abreuvoirs

• Pâturage des veaux pendant la phase lactée

-        Expérience de l’exploitation,

-        Résultats de la ferme expérimentale des Trinottières (49)

• Maïs : quelle récolte pour quels usages ?

-        Valorisation du maïs épi et du maïs ensilage dans la ration.

Adresse : Gaec du Tertre de Villeray, lieu-dit La Couasnière, Javron-les-Chapelles.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Carla Martinotti est stagiaire à la Chambre d'agriculture de la Mayenne.
Carla Martinotti sur la piste des choucas des tours

En stage à la Chambre d'agriculture, Carla Martinotti a participé à l'élaboration d'un protocole destiné à estimer la…

Florent Renaudier
« Présenter le travail de l'expérimentation aux agriculteurs »

La Chambre d'agriculture organise une rencontre technique, jeudi 21 mai, sur la plateforme expérimentale de Saint-Fort,…

Sylvia Goisbault (à gauche), élue Bienvenue à la Ferme, a remis le panonceau d'agrément à Étienne Restif et Maude Laurent (au centre), en présence de Dominique Guineheux, maire de Saint-Quentin-les-Anges.
Petits fruits et laine mohair : Les Douceurs du Chêne labellisées
Gérants des Douceurs du Chêne à Saint-Quentin-les-Anges, Étienne Restif et Maude Laurent ont reçu, lundi 4 mai, les agréments "…
Sylvain Renaud, agriculteur et nouveau maire du Ham, gère une exploitation laitière avec son fils Kévin.
Le Ham. Sylvain Renaud, entre terres et maire

Sylvain Renaud, agriculteur depuis 38 ans dans l'exploitation familiale au Ham, est maire de la commune depuis les dernières…

Fabrice Roth DDT Mayenne
Télédéclarations PAC : « Il y a un léger transfert de la bio vers les MAEC »

Alors que la télédéclaration PAC était ouverte jusqu'au 18 mai, Fabrice Roth, chef du service économie et agriculture durable…

Jean-Luc Ronceray ne peut que constater les dégâts. Dans sa parcelle de 30 hectares, les trois quarts des pieds de maïs sont morts, victimes de la mouche geomyza. Au premier plan, certains des rares pieds viables.
Photo en haut à droite :"La mouche a piqué, le ver a fait son effet, le cœur est mort."
En bas à droite, un pied viable, entouré de pieds attaqués par la mouche du semis.
La mouche du semis sans pitié, ses 30 hectares de maïs ravagés

Comme beaucoup d'agriculteurs du département, Jean-Luc Ronceray, céréalier à La Bigottière, n'a pu que dresser le constat…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53