Aller au contenu principal

Distribution des fourrages : quels prix, quels matériels ?

Le prix de revient de la distribution des fourrages dépend de nombreux facteurs. Effectivement, ce prix est directement impacté par le nombre de jours de distribution annuel.

© Vincent Gross

Pour la production laitière, ce facteur est directement lié au système d’exploitation et notamment à la valorisation de l’herbe par le pâturage. Le coût de distribution et les charges de mécanisation baissent avec l’augmentation de la part d’herbe pâturée. Des exemples montrent que pour un troupeau de 100 VL et 800 000 L/an (distribution 365 jours/an) et 70 élèves présents 180 jours/an (90 à 180 distributions selon la capacité des matériels) comparés à une distribution équivalente de 270 jours « pleine ration » plus le pâturage, le prix de revient diminue de 15 à 30 % pour cette dernière situation. Ainsi, le coût de la distribution avec une mélangeuse peut passer de 19 € pour 1 000 l à 13,30 €.
Un autre levier est le temps de travail quotidien. Plus l’exécution de la distribution est rapide, plus le temps de fonctionnement du tracteur et de son attelage diminue (moins de carburant, moins d’usures).
Ainsi, un ensemble remorque mélangeuse 18 m3 attelé à un tracteur de 100 CV d’occasion et chargé par un télescopique de 110 CV, utilisé 36 min reviendra à 15 €/1 000 L, pour 42 min, cela reviendra à 19 €/1 000 L, et pour 55 min à 23 €/1 000 L avec une main-d’œuvre exploitation à 16 €/heure.

60 min/jour

Le temps de distribution est décomposé par les pratiques et les choix de l’éleveur : 1 ou 2 distributions/jour, ration plus ou moins complexe ou fibreuse, organisation...
Une ration fibreuse demandera plus d’énergie au hachage et de temps. Dans ce cas, la fibre peut être gérée à la récolte (ensileuse, auto chargeuse, rotocut ou broyeur sur la presse) par une prédécoupée des bruns. Aussi, une ration complexe sera égale à plus de temps de chargement et de mélange. L’agencement des bâtiments et des accès pèse fortement sur les temps de déplacements. Des analyses sur les pratiques et l’organisation des éleveurs montrent des variabilités en écart de temps de 1 à 3. Une capacité de matériel inadaptée peut induire des coûts élevés de distribution. Attention toutefois, le coût de la traction (tracteurs, chargeurs, Gnr) est souvent supérieur au coût du matériel de distribution, sauf dans le cas où la mélangeuse serait surdimensionnée et ainsi le temps des travaux de distribution serait très court. En moyenne, il faudrait cibler sur un temps de chargement et de distribution à la hauteur de 60 min/jour.

Quel tracteur ?

Faut-il utiliser un tracteur plus ou moins récent ? Généralement, le matériel de distribution fonctionne plus de 300 à 400 heures/an. En clair, si le tracteur demeure en permanence sur la mélangeuse ou autre, il convient de s’orienter vers un tracteur d’occasion ou utiliser un tracteur amorti.
Le niveau d’investissement est très déterminant dans ce coût. Le prix des matériels varie dans des fourchettes relativement larges : par exemple le choix d’une remorque distributrice de 15 m3 à la place d’une mélangeuse de 18 m3 peut convenir pour une ration simple et avec un investissement moitié moins élevé.
En conclusion, nous demandons peut-être une ration trop parfaite et coûteuse, une fibre précoupée et un mélange sommaire méritent d’être étudiés.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Annick Poulard
Agricare 53 : « Un bilan de santé réalisé sur une journée au centre hospitalier »

Retrouvez l'interview d'Annick Poulard, présidente du comité départemental de la MSA, sur le projet Agricare 53.

Joël et Céline Hocdé au milieu de leurs chèvres. Les mises bas sont saisonnées et se déroulent en février.
Caprin. Le Gaec de la Chelleraie ouvre ses portes le 7 octobre

Au Bourgneuf-la-Forêt, le Gaec de la Chelleraie ouvrira ses portes le mercredi 7 octobre, de 9h30 à 12h, à l'occasion des…

Malgré une 10e place « décevante », Tony Boulé fier de représenter la Mayenne

Éleveur de vaches laitières au Gaec du Bois Batard à Landivy, Tony Boulé participait, le dimanche 13 septembre, à la…

Lors de la cellule "sécheresse" tenue lundi en préfecture, la Préfète de Mayenne a annoncé l'ouverture du guichet, avec des demandes d'aide pouvant être effectuées jusqu'au 4 octobre inclus.
Le Fonds de réarmement est ouvert : jusqu'au 4 octobre pour les demandes d'aide

La région Pays de la Loire a été dotée d'une enveloppe d'un peu plus de 16,3 millions d'euros (M€), sur les 235…

Les déplacements dans les bureaux des fermes mayennaises est une priorité du nouveau service Agri'Admin 53. Ce dernier est assuré par deux assistantes polyvalentes, Angélina Bréault (debout) et Mélina Marcadé.
« Déléguez-nous votre administratif. Concentrez-vous sur votre exploitation »

Face à la place importante prise par l'administratif dans le quotidien des exploitations, la FDSEA lance un nouveau service d…

Claude Charon.
« Une seule solution : réduire les populations de sangliers »

Interview de Claude Charon, responsable du dossier « Faune sauvage » à la FDSEA 53.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53