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Des arbres, des haies pour un microclimat sur le parcours

La performance des différentes formations arborées pour limiter les impacts caniculaires est de mieux en mieux évaluée par les travaux menés par la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire.

© CAPdL

Si tout le monde s’accorde à dire qu’il fait moins chaud sous les arbres qu’en plein soleil, de nombreuses questions restent en suspens, telle l’amplitude du gain, le type d’arbres ou de formation agroforestière les plus performants, l’organisation à adopter… En 2019, avec le soutien de Stéphanie et Xavier Poisson de Congé-sur-Orne (72), éleveurs « Fermiers de Loué » et le concours journalier de leur fille Lilou, la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire a mis en place, entre le 14 juillet et le 30 août, des relevés quotidiens de température. En collectant des données sous des arbres, des bosquets et en plein soleil, les résultats obtenus permettent de préciser la performance en matière de réduction des températures de l’agroforesterie.

Des performances remarquables

Voici quelques-uns des constats effectués : - Des amplitudes constatées à l’avantage des bosquets inférieures jusqu’à 17° lors des pics de canicules par rapport au plein soleil ; - Une moyenne de 12° inférieure sur la période en bosquet par rapport à la prairie nue ; - Une température inférieure de 6° en moyenne sur la période sous des arbres d’une quinzaine d’années par rapport à la prairie nue.

Quels bénéfices pour l’agriculture?

Dès que l’on prend en compte la notion de température de confort pour les animaux : 25° pour une poule pondeuse, on peut trouver dans la présence d’une agroforesterie bien pensée la nécessité de faire de la place pour les arbres avec à la clé un impact technique et économique évident à l’échelle de l’exploitation. Agroforestiers, techniciens agricoles et agriculteurs ont toutes les raisons d’œuvrer ensemble. La réflexion indispensable sur l’adaptation au changement climatique avec les arbres prend alors toute sa dimension. On mesure mieux leurs importances techniques et économiques. Mais attention, l’aménagement des parcours ne relève pas du hasard ou du « parachutage » de 30 arbres pour respecter un label. Chaque parcours présente des caractéristiques qui lui sont propres et implique une réflexion personnalisée.

D’autres travaux à mener

Cette première étape de collecte de données appelle bien évidemment d’autres mesures en 2020 en matière de performance. Elle ouvre également des champs de travaux multiples en lien avec le vent, l’hygrométrie, les formes d’aménagement, les essences d’arbres.

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