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Découvrez la ferme-école de Bonchamp

Les 35es Journées européennes du Patrimoine ont lieu ce week-end, avec comme thème, L'Art du partage. Parmi les nombreux lieux de visites, il en est un particulier, qui fut à la fois lieu de partage et d'enseignement : la ferme-école de Bonchamp.

Une partie de l’équipe de la commission Patrimoine de Bonchamp. De gauche à droite : Michel Delaurier, Jacques Maignan, Robert Cherbonneau et Manuela Pigneau.
Une partie de l’équipe de la commission Patrimoine de Bonchamp. De gauche à droite : Michel Delaurier, Jacques Maignan, Robert Cherbonneau et Manuela Pigneau.
© Vincent Gross

À Bonchamp, dimanche 16 septembre, la commission Patrimoine de la commune propose une visite guidée peu ordinaire : celle de la Chopinière et de son logis. Si actuellement le logis et la ferme sont séparés, les deux bâtisses ont été intimement liées par le passé. L'ensemble fut propriété de la collégiale de Saint-Michel jusqu'à la Révolution. Robert Cherbonneau, intarissable historien bonchampois, narrera l'histoire de ce site. Il a rassemblé bon nombre de faits et d'anecdotes qui se sont déroulés dans ce lieu chargé d'histoire. On y apprendra notamment que les récoltes réalisées au XIVe siècle se composaient de seigle, de chanvre, de lin. Ou bien encore, qu'au XVIIe siècle, un verger fut planté de 400 petits pommiers. Existaient aussi trois jardins entourés de murs. « Avec la Révolution, les biens ont été saisis, explique Robert Cherbonneau. Plusieurs propriétaires se sont succédé dans les premières années. »

D'abord à Saint-Berthevin

En 1845, s'installe à Saint-Berthevin, au lieu-dit Le Camp, ce qui fut la première ferme-école de la Mayenne. Elle s'est naturellement appelée Ferme-école du Camp, puis école d'agriculture de la Mayenne et s'étendait sur 45 hectares. Devenant trop petite, elle est déplacée en 1865 à Bonchamp. Le bâtiment principal, avec le support de la cloche, ses communs et sa cour sont toujours bien en place. Le guide fera découvrir ce que furent les dortoirs, la salle de classe, mais aussi l'étable. « On s'approvisionnait en vache grâce à la vacherie royale, située dans l'actuel haras du Pin, dans l'Orne. » Des bovins de la race Mancelle et Bleue de Bazougers, qui après quelques croisements, donneront naissance à la Maine Anjou, devenue Rouge des Prés. Chevaux et animaux de basse-cour complétaient le cheptel de l'époque. « On y trouvait des poules de race la Fléchoise, mais aussi des porcs de la race craonnaise », une race quasiment disparue au cours des années 1960-70. Mais un siècle plus tôt, dans cette ferme de la Chopinière, « une trentaine d'élèves apprenait le métier », glisse Robert Cherbonneau. Et tous participaient aux travaux des champs. La ferme école était sur de bons rails quand la guerre de 1870 est venue stopper net l'apprentissage sur le terrain. La rentrée de septembre 1870 ne se fera pas. La France avait besoin d'hommes au front. Et la ferme sera officiellement et définitivement fermée par un arrêté ministériel en 1872.

Pour ponctuer la visite commentée qui permettra de bien comprendre l'évolution de ce site au cours des siècles, des intermèdes musicaux sont prévus. D'abord depuis l'entrée du site, dans le parc du logis, puis tout au long du parcours. « Un récital de trompettes et piano, en plein air, viendra clore l'après-midi. Il se jouera dans la l'ancien jardin anglais du logis » détaille Manuela Pigneau, chargée de communication de l'événement.

Lire la totalité de l'article dans Agri53 du vendredi 14 septembre 2018

Côté pratique

Dimanche 16 septembre, découverte de la ferme de la Chopinière et de son logis, en visite libre (dès 14 h) ou commentée. La visite guidée débute à 14 h 30 et dure environ 2 h. Le concert est prévu à 16 h 30. À noter que des balades en carriole attelée à une ânesse sont proposées pour les enfants. Un film sera également projeté sur le patrimoine local.

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