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Comprendre l'évolution du marché de la viande bovine

Vendredi 28 février, Elroc 53 organisait son assemblée générale. La journée était placée sous le thème de l'évolution du marché de la viande bovine. Pour l'occasion, l'association avait invité Fabien Cornen, directeur du service achat vif de la Sva.

Fabien Cornen, directeur du service achat vif à la Sva.
Fabien Cornen, directeur du service achat vif à la Sva.
© LG

Baisse du nombre d'agriculteurs, diminution des prix de 2 %, décapitalisation des cheptels... Les
chiffres donnés par Elroc 53 lors de son assemblée générale du 28 février 2020 traduisent une tendance particulièrement difficile pour les éleveurs bovins. Afin de mieux comprendre comment évolue ce marché, l'association a invité Fabien Cornen, directeur du service achat vif à Sva.

Déconsommation

« Le premier sujet à prendre en compte, c'est la déconsommation, indique Fabien Cornen. Le nombre de kilos de viande consommée par an et par habitant ne fait que décroître. On est passé en dessous des 20 kg en 2017 et cette tendance se confirme entre 2018 et 2019. » En 2019, la SVA a enregistré une régression en boeuf de -3,5 % d'abattage, de -3 % en commerce, dont -5 % sur le marché historique d'Intermarché. « Cette érosion de la consommation se fait surtout sur les exportations. Les viandes françaises sont plutôt stables. » Une tendance en partie liée aux préjugés qui pèsent de plus en plus sur l'agriculture : « l'exploitation pollue et la viande donne le cancer, soi-disant ».

57 % de viandes transformées

Aujourd'hui, la grande et moyenne distribution (Gms) est le secteur qui absorbe le plus la viande bovine. Elle représente à elle seule 60 % du marché. « C'est stable depuis 2014, ce qui a changé, c'est qu'il y a moins d'importation. »
Parmi les produits élaborés phares, on retrouve l'incontournable steak haché. D'après une étude de l'Institut de l'élevage, les volumes de cet aliment n'ont cessé de croître, du moins jusqu'en 2017. « Cependant, sur 2018/2019, ils commencent à être en baisse et les prix en hausse.» La loi Egalim est passée par là avec un maximum de décrochage tarifaire limité à 34 %. Forcément, cela engendre une baisse des quantités. Le steak haché a repris de la valeur...

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