Aller au contenu principal

Charencey : les soutiens à l’éleveur après l’incendie criminel

À Normandel dans le Perche (61), les trois bâtiments de l’éleveur de volailles Emmanuel Prévost ont été ravagés par un incendie criminel dans la nuit du 16 au 17 septembre. Dès le lendemain, les témoignages de solidarité se sont multipliés. Chacun s’inquiète pour l’avenir.

Un des trois bâtiments au lendemain de l’incendie. Il ne reste rien des trois bâtiments de production de volailles d’Emmanuel Prévost.
Un des trois bâtiments au lendemain de l’incendie. Il ne reste rien des trois bâtiments de production de volailles d’Emmanuel Prévost.
© AN

Il ne reste rien des trois bâtiments incendiés dans la nuit du 16 au 17 septembre. Averti par les aboiements de son chien, Emmanuel Prévost prévient les pompiers à 2 h 40. Un incendie ravage ses poulaillers. Une trentaine de pompiers s’active pour éteindre le feu, mais ne peut sauver ni les deux bâtiments de 500 m2 ni celui de 1 200 m2 dont la paille neuve et les tunnels en bâche nourrissent les flammes. Leur priorité est de sécuriser les lieux, des bombonnes de gaz étant présentes sur le site. Dans la journée du 17 septembre, les pompiers avaient quitté la ferme, les hangars étant susceptibles de s’effondrer à tout instant.

Incendie criminel

L’origine criminelle de l’incendie a été mise en avant dès le départ : les serrures et les portes ont été forcées, des inscriptions, taguées sur les bâtiments : « assassin », « camp de la mort ». Elles ne laissent aucun doute sur les intentions des malfaiteurs. L’enquête a été placée sous la responsabilité du Procureur de la République. Les gendarmes n’excluent pas de retrouver des traces ADN pour identifier les auteurs, en espérant que ceux-ci soient répertoriés par la police. L’exploitation, recensée sur le site internet de Greenpeace comme élevage industriel a pu être repérée par des activistes animalistes. En vide sanitaire, l’éleveur attendait trois lots de poulets et de dindes.

 

Soutiens

Emmanuel Prévost est installé à Normandel depuis le 1er janvier 2010. Sur 70 hectares, il élève des volailles (poulets, dindes, pintades) en production standard. Dès le 17 septembre, les réactions se sont multipliées, les JA condamnant sur Facebook « une action de cruauté humaine ». La Chambre d’agriculture de l’Orne dénonçait quant à elle la « bêtise humaine ». JA et Fdsea de l’Orne sont venus apporter leur soutien à l’éleveur au cours de la soirée du 17 septembre. Une soixantaine de personnes du monde agricole, des élus locaux, le sous-préfet de Mortagne-au-Perche, la préfète sont également venus témoigner leur solidarité avec l’agriculteur, très choqué.

Anne-Marie Denis, présidente de la Fdsea de l’Orne, dont l’éleveur est membre, se dit préoccupée pour la vie des agriculteurs : « la prochaine fois, il pourrait y avoir quelqu’un dans les bâtiments ». Elle salue le sérieux de l’éleveur et s’indigne qu’il lui soit « interdit de travailler ». Jean-Baptiste Goutte, vice-président des JA de l’Orne s’alarme : « ça commence à inquiéter le monde paysan. Jusqu’où ça va aller ? » La Chambre d’agriculture s’associant à l’ensemble de la profession demande « la plus grande fermeté aux pouvoirs publics pour sanctionner sévèrement et rapidement les auteurs de tels actes. Elles attendent des autorités et des élus un soutien ferme, pour que cesse cette spirale de violence. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Une vingtaine d'éleveurs de Blonde d'Aquitaine se sont réunis jeudi 19 mars à la Maison des agriculteurs, à Changé, pour leur AG 2026.
Blonde d'Aquitaine : un retour du National attendu au Cima 2027
Réunis à la Maison des agriculteurs à Changé, une vingtaine d'adhérents de l'association des éleveurs de Blonde d'Aquitaine de la…
« Nous invitons les chasseurs à donner au moins un gibier dans l'année »

En septembre dernier, à l'occasion de l'ouverture de la chasse, la Fédération des chasseurs de la Mayenne adhérait à la…

Samuel Gaulay a donné une conférence sur l'intelligence artificielle (IA) lundi 16 mars à l'Espace Mayenne.
IA : « Les intelligences ne s'opposent pas »

Cerfrance Mayenne - Sarthe a invité le conférencier Samuel Gaulay, lundi 16 mars à l'Espace Mayenne. 1 000 personnes…

GNR : « Les citernes sont souvent à l'écart, avec peu ou pas de sécurité »

Découvrez ci-dessous l'interview de Franck Leriche, adjudant-chef et référent sûreté à la Gendarmerie de la Mayenne.

La machine Nestborn dépose délicatement 400 œufs d'un coup sur le nid de copeaux préparé par l'éleveur. 
Éclosion à la ferme en toute délicatesse pour 33 000 œufs

Jean-Yves Guérot, aviculteur à Changé, a réceptionné 33 000 œufs au sein de son bâtiment de volailles à J-3 avant…

Pierre Chazé et Jean-Marie Milin, associés gérants de SCM Agri 53 à Prée d'Anjou.
SCM Agri 53 : « Sans l'indexation sur le prix du fioul, on ne serait plus là »

À Prée-d'Anjou, l'entreprise SCM Agri 53 subit de plein fouet la hausse du GNR. Comme l'indiquent les deux associés Pierre…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53