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Calamité « sécheresse » : l'État poursuit ses enquêtes

Dans le cadre de la procédure de demande de calamité agricole pour sécheresse, le préfet s'est rendu sur le terrain, mercredi. D'abord au barrage de Saint-Fraimbault-de-Prières, puis dans une exploitation agricole voisine.

L'État poursuit son enquête de terrain pour le dossier de calamité agricole « sécheresse ». Une réunion du comité de pilotage a d'ailleurs lieu ce vendredi.
L'État poursuit son enquête de terrain pour le dossier de calamité agricole « sécheresse ». Une réunion du comité de pilotage a d'ailleurs lieu ce vendredi.
© VG

« Et si l'eau venait à manquer  ». Mercredi, au barrage de Saint-Fraimbault-de-Prières, sur la ri-vière Mayenne, c'était la question sous-jacente. Sur place, le préfet Jean-Francis Treffel, le directeur des territoires Alain Priol, les conseillers départementaux Magali d'Argentré et Louis Michel et Fabienne Guiguen, directrice du service Eau au Conseil départemental. « Le plan d'eau est à 58 % de sa capacité, indique Louis Michel, et il est à 1,10 m en des-sous de son niveau moyen. » Cette eau, c'est la réserve nécessaire pour les trois principales agglomé-rations du département situées en aval, à savoir : Mayenne, Laval et Château-Gontier. Une réserve arti-ficielle, pensée en 1975, inaugurée en 1978, et qui s'appuie sur un large bassin versant de 1 400 km2. « Pour ces trois villes, il faut 36 000 m3 par jour », précise Fabienne Guiguen.

Alors, en période d'étiage, le lit de la rivière ne suffit pas : « Nous lâchons 500 litres de plus par se-conde pour alimenter le milieu aquatique de la rivière Mayenne », souligne Louis Michel. Sans cela, le débit de la rivière serait de 1,2 m3/seconde pour un besoin de 1,7 m3/s. Cet approvisionnement supplémen-taire, c'est la solution choisie par le Département pour « soutenir l'étiage de la Mayenne », depuis le 20 août. Mais, sans être alarmiste, l'état du plan d'eau inquiète tout de même : « avec ce niveau d'eau dans le plan d'eau, nous avons une réserve de 90 jours », précise le conseiller départemental en charge de l'eau.

Une eau qu'il conseille « d'écono-miser », d'autant que « la pluie n'est pas annoncée dans les 15 jours à venir », selon Alain Priol. Le message sur l'économie de l'eau est adressé à tous les utilisateurs situés en aval de ce barrage (particulieurs, agricul-teurs, artisans, industriels...) et il va de pair avec la nouvelle restriction des usages de l'eau que la préfec-ture a signé par un arrêté, mardi dernier. « Nous sommes en situation de crise », rappelle le préfet. Cette situation découle de la rareté des précipitations depuis le printemps et des épisodes répétés de fortes températures qui accentuent l'éva-poration de l'eau dans le bassin.

Sont également pointés du doigt « les retenues qui ne rendent pas le débit d'eau qu'elles prennent à la rivière. Ces retenues sont à gérer correctement », ajoute Louis Michel. Alain Priol rappelant qu'en Mayenne, 7 000 plans d'eau sont recensés...

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