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Bocage53 et agriculteurs : une réunion pour apaiser les tensions

En décembre, Ouest-France, contacté par Bocage 53, a publié un article qui a déplu aux agriculteurs du canton de Gorron. Le collectif mettait en cause l'entretien de haies du bocage mayennais et la filière bois énergie. Pour apaiser le conflit, les parties se sont réunies lundi 13 janvier à Carelles.

Six agriculteurs, trois membres du collectif bocage 53, les deux dirigeants de la Béma et le gérant de la Scic bois énergies étaient présents.
Six agriculteurs, trois membres du collectif bocage 53, les deux dirigeants de la Béma et le gérant de la Scic bois énergies étaient présents.
© L.G

Un article publié par nos confrères de Ouest France le 13 décembre 2019 a piqué à vif de nombreux exploitants agricoles du canton de Gorron. Celui-ci relayait la parole du collectif Bocage 53. Il y dénonçait les « excès du bois déchiqueté en Mayenne », servant à créer de l’énergie renouvelable. Dans la publication, les agriculteurs et les entreprises prestataires de la filière
bois énergie, en l’occurrence la Béma et la Scic Bois Énergie, sont comparées à des pirates. Un des membres de Bocage 53 se serait même introduit chez Julien Fretigné, agriculteur à Lévaré, pour prendre des photos et les publier.

Afin d’apaiser les tensions, les trois parties se sont réunies lundi 13 janvier Carelles. L’objectif de cette entrevue était de comprendre la vision de chacun sur l’intérêt de la filière bois énergie et l’entretien du bocage. Pendant plus de deux heures, les parties ont exposé leurs arguments, contre-arguments faisant parfois preuve d’incohérence dans leur propos, notamment du côté du collectif.

Rassurer le collectif

Deux points ont principalement fait l’objet de longues discussions : l’intérêt du bois énergie et l’entretien du bocage. Pour Mathieu Havard, directeur de la Béma, le vrai problème vient d’un manque de communication. Pour pallier cela, le jeune homme a présenté la filière bois énergie et ses intérêts : valoriser les déchets bois et trouver une alternative aux énergies fossiles.
Bocage 53 a principalement émis des craintes quant à l’impact de cette filière sur le bocage mayennais. « Notre objectif est de maintenir le bocage. Il représente un stockage de carbone et de biodiversité très important. Les divergences viennent de comment mettre en œuvre cette activité sans l’abîmer. »

Agriculteurs et entreprises ont tenté de les rassurer. D’un côté, les agriculteurs ont rappelé qu’ils avaient été formés et qu’ils faisaient appel à des entreprises performantes. De l’autre, ces dernières ont cassé plusieurs idées reçues sur la filière bois énergie. La SCIC Bois Énergie a également rappelé qu’un label pour un entretien durable du bocage a été mis en place.

Pour connaitre la récation de Bocage 53, retrouvez l'article complet dans le numéro 202 d'Agri53.
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