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Agrial : « Le projet Globe pour concilier développement et proximité »

Interview : Sébastien Chevalier, agriculteur à Alexain (53) et président de la commission Vie coopérative d’Agrial.

Agrial a mis en place un nouveau calendrier de réunions. « Cette nouvelle organisation a été pensée avec deux maîtres-mots : proximité et transversalité. Nous devons être au service de nos adhérents en leur apportant des informations utiles, intéressantes et répondant à leurs attentes car nous savons tous qu’il est de plus en plus difficile pour un agriculteur de se dégager du temps », insiste Sébastien Chevalier.
Agrial a mis en place un nouveau calendrier de réunions. « Cette nouvelle organisation a été pensée avec deux maîtres-mots : proximité et transversalité. Nous devons être au service de nos adhérents en leur apportant des informations utiles, intéressantes et répondant à leurs attentes car nous savons tous qu’il est de plus en plus difficile pour un agriculteur de se dégager du temps », insiste Sébastien Chevalier.
© TG

Travaillé par les élus de la coopérative tout au long de l’année 2018 et présenté lors des assemblées de section et de métier au cours du printemps 2019, le projet Globe d’Agrial a été officiellement voté à l’unanimité par les délégués lors de l’assemblée générale du 24 mai dernier. Il s’inscrit dans le cadre de la stratégie « Horizon 2025 » de la coopérative et vise à apporter des réponses concrètes aux enjeux cruciaux de demain. Les explications de Sébastien Chevalier, agriculteur à Alexain et président de la commission Vie coopérative.

>> Concrètement, comment se traduit le projet Globe sur le territoire ?
La mise en place de ce projet s’accompagne tout d’abord d’un redécoupage du territoire de la coopérative. Depuis le 1er juin en effet, il est composé de 14 régions, chacune d’entre elles comptant environ 1 000 adhérents. Cette nouvelle organisation permet de s’adapter aux évolutions de la démographie agricole tout en maintenant un lien de proximité fort avec chaque adhérent. Les régions réunissent désormais l’ensemble des équipes terrain afin de renforcer la transversalité entre nos différentes activités et de faire jouer à plein la synergie entre les métiers et les territoires au service de l’adhérent.

>> Vous avez également revu le calendrier de vos réunions, pourquoi ?
Nos adhérents nous ont fait part du surnombre de réunions, de réunions trop proches dans le temps, d’un manque de lien entre elles... Ce chantier est loin d’être simple à résoudre tant les productions sont différentes et les enjeux variés d’une région à l’autre. Nous avons cependant relevé ce défi en proposant une nouvelle organisation des réunions avec plus de transversalité entre les différentes productions et le souci d’optimiser le temps de chacun en apportant une information toujours plus utile et au plus près de l’adhérent.

>> Quel est ce nouveau calendrier ?
L’année est désormais organisée autour de trois temps distincts. Tout d’abord, à l’automne, des réunions de proximité organisées différemment en fonction de chaque région. Elles proposeront une information pointue et technique sur les différentes productions dans toutes leurs dimensions (données technico-économiques, conjoncture, appro, innovations…). Ensuite, en janvier-février, cinq assemblées de production pour faire vivre la démocratie coopérative dans chaque métier et échanger sur les enjeux de transformation agroalimentaire : légumes, pommes, lait (vache, chèvre et bio) avec deux nouveautés autour des productions animales (porcs, bovins,volailles et oeufs) et végétales (céréales et semences). Enfin, en mars, les assemblées de section (réunions statutaires). Elles sont essentielles pour la vie de la coopérative en apportant une information globale sur notre activité et nos résultats, sur la vie des régions, sur les ristournes et autres retours aux adhérents. L’occasion aussi d’élire les comités de section et conseils de région ainsi que les délégués à l’assemblée générale qui se tient en mai.

>> Vous aviez également annoncé, au cours de votre assemblée générale, plus de transversalité. Comment cette volonté se matérialise-t-elle ?
Par la désignation pour chaque exploitation d’un conseiller-référent qui assure, en complément des missions de conseils qu’il réalise déjà, un rôle d’interlocuteur-clé auprès des adhérents. C’est auprès de ce référent que l’adhérent pourra trouver une information complète et des réponses aux questions qu’il se pose sur sa coopérative, des explications et des commentaires sur les documents concernant le capital social ou les ristournes... C’est aussi le référent qui mettra en relation l’exploitant avec l’interlocuteur ou l’expert adéquat en cas de projet de développement ou de diversification ou plus simplement pour étudier une offre ou un service qu’Agrial propose.

>> Préparer l’avenir, c’est également assurer le renouvellement des générations. Comment abordez-vous ce dossier ?
Autour de deux chantiers : l’accompagnement à l’installation des jeunes adhérents et la présence de jeunes élus dans nos instances. Travaillé par les membres de la commission Jeunes de la coopérative, le nouveau plan Jeunes Agriboost est entré en vigueur début 2019. Il se décline autour de trois axes. Tout d’abord l’accueil des jeunes au sein de la coopérative. Ensuite le partage entre jeunes adhérents et les aides financières. Ce sont ainsi 1400 jeunes qui sont accompagnés sur 5 ans par Agrial pour un montant global de 1,7 million d’euros. Enfin, les 600 élus d’Agrial sont un maillon essentiel de notre vie démocratique. Il nous est apparu important de pouvoir également mieux représenter les jeunes, qui comptent pour
10 % des adhérents. C’est pourquoi le conseil d’administration a souhaité que deux jeunes adhérents de moins de 35 ans soient désormais élus dans toutes nos instances (conseil d’administration, conseils de région, conseils d’OP/OM, comités de bassin…). Une décision forte permettant de leur donner voix au chapitre autant que de préparer l’avenir de notre coopérative !

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