Aller au contenu principal

Sanitaire
Action veau : les éleveurs partagent leurs trucs et astuces

Le GDS de la Mayenne a relancé l'action veau afin de rappeler l'importance du suivi des 15 premiers jours de vie. Un groupe d'éleveurs s'est réuni chez Corentin Malin, à La Baconnière, début juin.

Il y a quelques mois, le GDS de la Mayenne a souhaité relancer l'action veau au vu de la mortalité et de la morbidité néonatale trop élevées dans le département. Surtout, pour insister sur l'importance des 15 premiers jours de vie de l'animal. Aussi, un travail de préparation mené avec certains vétérinaires a permis de construire une approche technique commune, et les premiers groupes d'éleveurs ont pu être constitués.

Au-dessus des seuils de pertes

Jeudi 4 juin, rendez-vous était donné sur l'exploitation de vaches laitières de Corentin Malin, associé depuis dix ans avec son père Hervé à La Baconnière. "On élève 120 vaches laitières, avec l'élevage des génisses, dans un système classique et conventionnel", résume l'agriculteur. L'action veau lui a été proposée par Anne-Claire Rousselot, vétérinaire à Andouillé. "J'avais des soucis au niveau des pertes de petits veaux. On était au-dessus des seuils. Sur l'élevage, nous avions travaillé tous les points les uns après les autres, sauf l'élevage des veaux pour lequel nous n'étions pas rentrés dans la technique. Et on est facilement pris par la routine, le travail quotidien", développe Corentin Malin, qui a donc vu dans la formation l'occasion de corriger l'un des points faibles de son élevage.

Echanger autour des pratiques de chacun

L'audit individuel a permis de relever quelques manquements, comme le lavage systématique des seaux après chaque buvée, ou encore de penser à leur mettre assez d'eau à disposition. De là sont ressorties des solutions pratiques et faciles à mettre en place, et il consacre désormais une heure par jour aux veaux. "La venue du groupe sur la ferme permet de voir si les pratiques mises en place chez les uns et les autres fonctionnent, même si elles sont amenées à encore évoluer", poursuit l'éleveur.

"Il s'agit de la deuxième rencontre en groupe, et une troisième aura lieu", précise Anne Rocuet, technicienne sanitaire au GDS de la Mayenne. Au programme ce jour-là, "des analyses de données et des prélèvements Fèces (afin de connaître l'agent pathogène qui crée la diarrhée, NDLR) et IgG (pour savoir si le transfert d'immunité est correct, NDLR) effectués chez l'éleveur qui accueille. On regarde aussi les résultats des prélèvements faits chez un autre éleveur en amont, et qui a pris des photos pour suivre les résultats au fil du temps", poursuit Anne Rocuet. Ce qui n'est pas possible pour tout le monde, car il est nécessaire d'avoir un pool de cinq veaux de zéro à cinq jours, en même temps. Ce jeudi 4 juin, Anne-Claire Rousselot effectue les prélèvements chez Corentin Malin.

Un local vaisselle dédié au matériel de buvée

L'occasion est aussi parfaite pour échanger autour du nouvel espace pour les veaux envisagé par ce dernier. "Ici, à l'abri du bâtiment, nous avions une quinzaine de cases à veau en bois vieilles de 25 ans et difficiles à nettoyer, développe-t-il. À la place, nous allons y disposer les niches et en acheter cinq supplémentaires. Il s'agit d'avoir quelque chose de pratique à laver, à désinfecter." Anne Rocuet poursuit : "L'idée est vraiment de partager les trucs et astuces entre éleveurs. Charlène, par exemple, a créé un local vaisselle pour son matériel de buvée. Corentin voudrait faire pareil, et s'inspirer du travail de Charlène pour installer un endroit propre et facile d'accès au quotidien, derrière son bureau."

Plus globalement, la technicienne sanitaire, qui est à l'origine de la relance de l'action veau, s'enrichit par le biais de ces groupes de travail, même si chacun a ses propres contraintes et tout n'est pas transposable : "On peut s'inspirer de petits détails qui, mis bout à bout, changent beaucoup de choses dans le travail quotidien." Surtout, le travail en groupe permet de créer une dynamique entre éleveurs : "On échange sur Whatsapp et même une fois la formation terminée, souvent les éleveurs font perdurer la discussion", sourit Anne Rocuet.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Évron. La Normande à l'honneur au Festival de la Viande, du 4 au 6 septembre

Dans le cadre de l'édition 2026 du Festival de la Viande à Évron, du vendredi 4 au dimanche 6 septembre prochain, la…

Annick Poulard
Agricare 53 : « Un bilan de santé réalisé sur une journée au centre hospitalier »

Retrouvez l'interview d'Annick Poulard, présidente du comité départemental de la MSA, sur le projet Agricare 53.

Afin d'aider les agriculteurs à faire face à la sécheresse et aux difficultés de trésorerie, plusieurs dispositifs existent déjà et ont été rappelés par la préfecture le 20 août dernier.
Sécheresse : quels dispositifs pour vous accompagner en Mayenne ?

La préfète de la Mayenne, avec le concours du président de la Chambre d'agriculture et des élus du territoire, a installé une…

Malgré une 10e place « décevante », Tony Boulé fier de représenter la Mayenne

Éleveur de vaches laitières au Gaec du Bois Batard à Landivy, Tony Boulé participait, le dimanche 13 septembre, à la…

Pour permettre aux agriculteurs de découvrir ces innovations, un après-midi de découverte est organisé par la Chambre d'agriculture des Pays de la Loire et la FDCuma, le jeudi 10 septembre.
Innov'Action : les innovations au service des cultures, le 10 septembre à Château-Gontier-sur-Mayenne

Entre robotisation, automatisation, électrification et outils numériques d'aide à la décision, les technologies prennent une…

Olivier Duhamel avec les trophées glanés par son père. Son imagination lui a permis de remporter de nombreux prix Innov'Space, ainsi qu'un Inel d'Or, un Sedima d'Or... " Mon père a également remporté un Sarrasin de bronze et un Sully de bronze. Tous les prix ne sont pas chez moi, ils sont partagés entre les quatre enfants. "
Olivier Duhamel raconte son père Gilbert, le « de Vinci » agricole

Agriculteur à Montsûrs puis à La Chapelle-Rainsouin, Gilbert Duhamel était considéré comme l'inventeur du travail simplifié en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53