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Volailles : reconquérir le marché intérieur

Mercredi 3 avril 2019, la section Ouest Océan du groupement associatif des éleveurs de volailles (Gaevol) tenait son assemblée générale à Saint-Didier (35).

© AF

Rester attractif

Le Gaevol comptait, au 31 décembre 2018, 434 adhérents se répartissant 827 bâtiments, représentant 935 579 m2. En Mayenne, 28 adhérents font partis du groupement. Cela représente 34 719 m2. « Il est important de conserver notre attractivité auprès des éleveurs et des abattoirs » explique Sylvie Gallais, secrétaire du Gaevol Ouest Océan, « car 27 % des éleveurs ont plus de 55 ans, 50 % de plus de 50 ans, 27 % de moins de 40 ans. Cette pyramide des âges confirme que nous devons continuer d'installer de jeunes éleveurs. »

Défense de la filière

Jean-Yves Guérot, président de la section Ouest Océan a rappelé : « on défend beaucoup de dossiers, en Pays de la Loire, on a réussi à garder le stockage des fumiers secs au champ. Si on n'avait pas pris notre casquette syndicale, vous auriez tous des bâches sur vos tas de fumiers. On s'en prend plein la gueule, mais ça on est habitué c'est pour ça qu'on est là ».

Les caisses d'indemnisations

Le groupement propose une caisse coup de chaleur, une caisse maladie rare et une caisse coup dur. Ces caisses, financées par les cotisations des adhérents permettent d'indemniser les éleveurs subissant des pertes indépendantes de sa gestion quotidienne. Pour la caisse coût de chaleur, l'été 2018 a été beaucoup moins difficile que l'été 2017. Il a par ailleurs été rappelé qu'« il est
important que chacun prenne les dispositions nécessaires dans ses bâtiments pour que la caisse coup de chaleur puisse continuer à exister ». La caisse maladie rare, mise en place en avril 2018 continue sur l'année 2019. La caisse coup dur a un niveau d'indemnisation très élevé, représentant 448 786 EUR. Ne souhaitant faire augmenter les cotisations, le conseil d'administration
avait pris la décision en 2018 de mettre un moratoire sur les aides à la rénovation en 2018. Ce montant élevé confirme le moratoire et le reconduit pour l'année 2019. Bien qu'il soit précisé qu'il est important que ces aides puissent être remises en place pour participer à l'installation
des jeunes installés. : « c'est notre éthique, c'est notre volonté aussi, on préférerait donner plus
pour la rénovation et pour la construction et moins pour le sanitaire sauf qu'aujourd'hui notre volonté et de satisfaire le sanitaire et ensuite s'il nous reste quelques financement, pour permettre aux jeunes de pouvoir s'installer et de les aider dans la rénovation, on le fera », explique Jean-Yves Guérot.

Pododermatites : répondre aux critères de qualité par la technique

Le levier majeur est la technique d'élevage et les bâtiments. Par la technique et par l'alimentation, il est possible de réduire les taux de pododermatites. Techniquement et nutritionnellement, il est possible de lutter contre les pododermatites. Chez Gaevol, 54 bâtiments ont étaient audités avec un taux prédit moyen sûr l'année les plus souvent entre 50 et 70 %. Actuellement 17 % des exploitations auditées sont sur sol béton et 83 % sont sur terre battue.

Quelques leviers techniques permettent de réduire les pododermatites :

o La dalle béton : une exploitation auditée est passée de 70 % de taux sur terre battue a moins de 20 % de pododermatites sur sol béton. C'est aussi un gain de temps pour le vide sanitaire, le curage et le balayage. La mise en place de la litière et le réglage des pipettes et des chaînes sont facilités. Il n'y a également plus de ténébrion. Les conseils de l'exploitant sont de ne pas hésiter sur le nombre de regards d'évacuation, aller voir d'autres bâtiments et négocier les tarifs. Le développement des dalles béton est un grand Levier pour lutter contre les pododermatites.

o Utiliser de la sciure : éviter la paille grossière qui a un faible pouvoir absorbant compare aux copeaux et ajouter de la litière en cours de lot. L'exploitation présentée avait un taux de 50 - 60 % de pododermatites lorsqu'ils utilisaient de la paille. En utilisant de la sciure, les taux sont
passés en dessous des 10 %. Il faut environ 15m3 de sciure pour 1000 m2. L'ajout de granulés de paille après la sciure est également efficace.

o Gérer l'abreuvement et l'ambiance : une pipette est un consommable  à changer régulièrement. La gestion de l'ambiance : il faut avoir une idée fiable de l'ambiance du bâtiment : température, CO2, hygrométrie. Le calibrage des outils est important, il doit être fait tous les ans. Il est possible de les gérer, il y a du savoir-faire, il est possible de travailler dessus, il faut les mettre en place. L'usure des pipettes provoque de l'humidité et des fuites. Avec des pipettes fonctionnelles, on constate une augmentation des consommations d'eau et une augmentation des poids des animaux. Les pipettes ont une durée de vie de 7 à 10 ans. Remplacer des pipettes permet un retour sur investissement rapide, car meilleure consommation d'eau et d'aliments.

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