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Un choix pour plus de rentabilité

François Blot, éleveur laitier à Pré-en-Pail,s’est converti au bio en 2018. Cet agriculteur a fait cette transition dans l’idée d’avoir l’exploitation la plus rentable possible.

François Blot, éleveur laitier à Pré-en-Pail et co-président des JA 53.
François Blot, éleveur laitier à Pré-en-Pail et co-président des JA 53.
© L.G

"Passer au bio pour avoir un système plus rentable », c’est le choix qu’a fait François Blot, 31 ans, éleveur laitier à Pré-en-Pail et coprésident des JA 53. À l’origine, l’agriculteur, installé depuis 2012, était en Gaec avec 3 autres associés et travaillait en système conventionnel. Le temps passant, ses collaborateurs sont partis à la retraite. François s’est retrouvé seul sur l’exploitation. Pour la maintenir, il a dû réfléchir à un nouveau système. Celui-ci devait lui permettre de conserver un niveau de rentabilité et une charge de travail réalisable pour une personne. « Avant que mes associés ne partent, nous avions refait la stabulation, la fosse et la fumière pour produire 900 000 l de lait. En 2018, mes associés sont partis en retraite et j’ai perdu de la surface, passant de 140 ha à 107 ha. Je devais rembourser du capital et refaire mon outil de traite obsolète.» Résultat, le jeune agriculteur avait besoin d’un excédant brut d’exploitation (Ebe) important : environ 1 600 € par hectare. « Je ne suis pas bio dans l’âme. Ce n’était pas un projet de carrière au début, mais je n’y étais pas non plus opposé. C’est ce qui m’a paru le plus cohérent sachant qu’une bonne partie de ma ferme était accessible au pâturage. Il y a un niveau de rentabilité presque similaire à certains systèmes en maïs, mais avec moins de travail. » La crise du lait de 2016 l’a aussi conforté dans son idée, le bio lui paraissant être un marché plus sécurisé.

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