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Tournesol : l'effet rotation prime

Le contexte économique et international pourrait laisser croire que les agriculteurs se seraient lancés à corps perdu dans les semis de tournesol. La rotation des cultures y est pour beaucoup. 

À Ballots, dans une parcelle semée le 15 avril, certaines graines sont en germination, d’autres ont déjà atteint le stade 2 feuilles. Jusqu’au stade 4 feuilles, le tournesol peut être victime des attaques de corvidés et de pigeons, ce qui nécessite l’usage d’effaroucheurs sonores et visuels.
© VG-Agri53

Emmanuel Guimard est agriculteur à Ballots. Il s'est lancé « dans le tournesol, il y a 4 ou 5 ans. » Ce n’est pas le contexte géopolitique actuel et le manque d’huile de tournesol dans les rayons des magasins qui ont guidé son choix vers cette culture, car le tournesol fait partie de sa rotation. « Sur quatre années, j’alterne blé/colza/blé/tournesol. » Cette année, il a semé une trentaine d’hectares en tournesol. « Comme pour le maïs, le semis du tournesol est classique, assez simple, explique-t-il. Il faut juste attendre que la température du sol soit un peu au-dessus des 10 °C pour bien faire. » Pour cela, après avoir enrichi sa terre, il utilise son combiné herse-semoir. Chez lui, le semis se fait à une densité de 75 000 graines par hectare, avec des rangs sont espacés de 50 cm. « Cette parcelle, je l’ai semée le vendredi 15 avril, et dès le lendemain, j’ai désherbé.

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