GNR
SCM Agri 53 : « Sans l'indexation sur le prix du fioul, on ne serait plus là »
À Prée-d'Anjou, l'entreprise SCM Agri 53 subit de plein fouet la hausse du GNR. Comme l'indiquent les deux associés Pierre Chazé et Jean-Marie Milin, le choix de l'indexation leur permet de survivre, mais le sentiment d'être délaissés par l'État a du mal à passer.
À Prée-d'Anjou, l'entreprise SCM Agri 53 subit de plein fouet la hausse du GNR. Comme l'indiquent les deux associés Pierre Chazé et Jean-Marie Milin, le choix de l'indexation leur permet de survivre, mais le sentiment d'être délaissés par l'État a du mal à passer.
À Laigné (commune de Prée-d'Anjou), Pierre Chazé et Jean-Marie Milin, associés gérants de l'entreprise SCM Agri 53, grincent des dents : la hausse du prix du GNR, liée à la crise au Moyen Orient, impacte fortement l'activité. "On a rentré du fioul à 1,34 € le litre. Il ne redescendra probablement pas à son prix de base de 0,65 €, témoigne Pierre Chazé. En 2025, on était à 500 000 € de fioul, pour 415 000 litres. Nous avons choisi d'indexer le prix du fioul. Sans ça, on prenait plus de 200 000 euros de charges en plus dans la vue ! Et clairement, notre trésorerie ne nous permet pas d'accepter ça." L'entreprise compte aujourd'hui dix salariés pour sept moissonneuses, trois ensileuses, et une quinzaine de tracteurs avec tout le matériel qui va derrière (tonnes à lisier, épandeurs...).